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        <title><![CDATA[JAAPAN]]></title>
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        <description><![CDATA[Le blog de JAAPAN]]></description>
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        <language><![CDATA[fr]]></language>


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                <title><![CDATA[ Yusaku Hanakuma &#33457;&#12367;&#12414;&#12422;&#12358;&#12373;&#12367;]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/2791_yusaku-hanakuma-33457123671241412422123581237312367]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/2791_yusaku-hanakuma-33457123671241412422123581237312367#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Mon, 20 Feb 2012 18:16:00 +0100</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/2791_yusaku-hanakuma-33457123671241412422123581237312367]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[N&eacute; en 1967, Yusaku Hanakuma vit et travaille &agrave; <span class="spip_surligne">Tokyo</span>. Apr&egrave;s des &eacute;tudes d&rsquo;art &agrave; la Setsu mode seminar, il se fait conna&icirc;tre comme illustrateur, cartooniste et surtout mangaka. Il est c&eacute;l&egrave;bre au Japon pour ses mangas excentriques &agrave; l&rsquo;humour loufoque, pour lesquels il a re&ccedil;u de nombreux prix, dont le Nagai Katsuichi Award. C&rsquo;est l&rsquo;un des tenants du style <em>heta uma</em>, inspir&eacute; par Shiriagari Kotobuki, un mouvement graphique qui se d&eacute;finit par une maladresse apparente du trait. Yusaku Hanakuma est &eacute;galement connu pour son habilet&eacute; dans l&rsquo;art du jiu-jitsu. Il a ainsi chor&eacute;graphi&eacute; les sc&egrave;nes de combat dans l&rsquo;adaptation cin&eacute;matographique de <em><span class="spip_surligne">Tokyo</span> <span class="spip_surligne">Zombie</span></em>, et &eacute;crit r&eacute;guli&egrave;rement des articles sportifs. Les dessins et peintures de Yusaku Hanakuma sont r&eacute;guli&egrave;rement expos&eacute;s partout dans le monde. En France, on a pu le d&eacute;couvrir lors de l&rsquo;exposition <em>Fr&eacute;d&eacute;ric magazine</em> 3, collectif auquel Yusaku Hanakuma a &eacute;t&eacute; invit&eacute; &agrave; participer.&nbsp; (IMHO)]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Satanicpornocultshop]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/669_satanicpornocultshop]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/669_satanicpornocultshop#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 08:20:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/669_satanicpornocultshop]]></guid>
                
                <description><![CDATA[<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/kZbwjIphw6Q" type="application/x-shockwave-flash">
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Electronica surr&eacute;aliste et bricolage grotesque m&acirc;tin&eacute; d&rsquo;une insolente perversit&eacute;. &ldquo;Satanicpornocultshop est &agrave; mille lieues d&rsquo;un groupe de rock. C&rsquo;est plut&ocirc;t une collection d&rsquo;univers disparates et pas forc&eacute;ment toujours compatibles qui finissent par s&rsquo;imbriquer d&rsquo;une fa&ccedil;on ou d&rsquo;une autre. C&rsquo;est un &lsquo;groupe&rsquo; tr&egrave;s schizophr&egrave;ne.&rdquo; (Ugh)</p>
<p>Une mulitude de couches sonores transperc&eacute;es par un seul &lsquo;beat&rsquo;, voil&agrave; une fa&ccedil;on ais&eacute;e de d&eacute;crire &agrave; la fois la complexit&eacute; et l&rsquo;&eacute;vidence de la musique de Satanicpornocultshop. Bien qu&rsquo;originaires d&rsquo;Osaka, il n&rsquo;y a rien de particuli&egrave;rement japonais dans leur musique. Satanicpornocultshop est global, li&eacute; &agrave; ses compagnons d&rsquo;aventures collagistes, plagiaristes et autres plunderphonistes (Kurt Schwitters, Negativland, John Oswald, etc.) L&rsquo;absurdit&eacute; humaine est certainement leur influence principale.</p>
<p>Lorsqu&rsquo;on d&eacute;coupe un vers de terre et qu&rsquo;on assemble les morceaux dans un ordre diff&eacute;rent, est-ce que cela reste un vers de terre&nbsp;?</p>
<p>Pourquoi continuer &agrave; produire de la musique alors que l&rsquo;industrie nous d&eacute;charge un flux constant d&rsquo;idoles g&acirc;t&eacute;es et de h&eacute;ros r&eacute;anim&eacute;s&nbsp;?</p>
<p>&ldquo;Satanicpornocultshop, c&rsquo;est du &lsquo;bricolage&rsquo;&nbsp;: il y a tellement de choses qui existent d&eacute;j&agrave;, tellement de disques et de bazar&hellip; Je pr&eacute;f&egrave;re r&eacute;utiliser tout ce foutoir destin&eacute; au rebut plut&ocirc;t que d&rsquo;ajouter ma couche de neuf &agrave; la pile. Rien ne doit &ecirc;tre compl&egrave;tement respect&eacute;, rien n&rsquo;est irr&eacute;cup&eacute;rable.&rdquo; (Ugh)</p>
<p>Non seulement le recyclage des fragments de cette gigantesque d&eacute;charge est une machine &agrave; recr&eacute;er du (non)sens, mais elle est salutaire. Cet exercice nous laisse entrevoir notre splendide modernit&eacute; et ses exc&egrave;s. Est-ce seulement la r&eacute;organisation des sons qui nous procure cette &eacute;trange impression ? Ou alors, est-ce qu&rsquo;en &eacute;coutant ces fragments de conscience collective diss&eacute;min&eacute;es hors contexte, nous r&eacute;alisons soudain avec quelle affligeante p&acirc;t&eacute;e l&rsquo;industrie du divertissement nous nourrit.</p>
<p>Satanicpornocultshop balance une sorte de hip hop futuriste, remixant &agrave; l&rsquo;infini des boucles rythmiques contondantes &lsquo;emprunt&eacute;es&rsquo; presque au hasard des d&eacute;tours de la musique populaire. Pour eux, toutes les musiques se valent, la hi&eacute;rarchisation des genres n&rsquo;a aucun sens, Madonna et Crass sont dans le m&ecirc;me panier.</p>
<p>&ldquo;Les reprises sont pour nous des remixes, des remixes perp&eacute;tuels. Nous prenons une chanson et nous la remixons, et nous la remixons encore, comme du &lsquo;morphing&rsquo;, nous transformons Kylie Minogue en David Bowie. (&hellip;) Ce processus n&rsquo;a pas forc&eacute;ment de fin, la seule forme de &lsquo;fin&rsquo; c&rsquo;est quand je m&rsquo;endors, ou que je dois partir travailler. A part &ccedil;a, je ne vois pas de raison ou de moment propice &agrave; l&rsquo; &lsquo;arr&ecirc;t&rsquo;. Un disque (un produit fini) demeure pourtant satisfaisant&nbsp;: il repr&eacute;sente le meilleur &eacute;tat de nos cr&eacute;ations &agrave; un moment donn&eacute;.&rdquo; (Ugh)</p>
<p>Le duo compos&eacute; d&rsquo;Alan Folkroe et de DJ Ghammehuche posait la premi&egrave;re pierre du ch&acirc;teau surr&eacute;aliste appel&eacute; al&eacute;atoirement &lsquo;Satanicpornocultshop&rsquo;, en 1997. Leur premier album voluptueusement intitul&eacute; &lsquo;Nirvana or Lunch&nbsp;?&rsquo; sortait en 1998 sur leur propre label NuNuLaxNulan. L&rsquo;art de la confusion d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s pr&eacute;sente dans leur &oelig;uvre&nbsp;: leur troisi&egrave;me album hommage &agrave; John Waters &lsquo;Baltimore 72&rsquo; (1999) sortait un an avant leur second album &lsquo;Belle Excentrique&rsquo; (2000).&nbsp;Ce premier chap&icirc;tre de la vie de Satanicpornocultshop se terminait sur la soudaine mort symbolique de Alan Folkroe en 2001, soit disant &agrave; cause d&rsquo;une chute mortelle, se fracassant la nuque (coup du lapin).</p>
<p>Le vaisseau d&eacute;moniaque fut abord&eacute; par quatre nouveaux pirates: Meu-Meu et ses performances douteuses, Es mixeur aux nerfs d&rsquo;acier, Vinylman scratchant avec attitude et Ugh, MC improbable et chef d&rsquo;orchestre mal assum&eacute;. Le groupe fut rejoint un peu plus tard par Lisa, muse chantante, apportant la douceur de sa pr&eacute;sence et la clart&eacute; de sa voix. Tous ensemble, ils d&eacute;plac&egrave;rent le collage &eacute;ro-grotesque de Satanicpornocultshop, vers une sorte d&rsquo;&eacute;lectronica contagieuse qui commen&ccedil;a &agrave; se propager &agrave; travers la plan&egrave;te.</p>
<p>Alors que &lsquo;dada&rsquo; est un terme fourre-tout souvent invoqu&eacute; par les critiques pour d&eacute;crire leur musique, les principaux int&eacute;ress&eacute;s pensent plut&ocirc;t que le terme &lsquo;bricolage&rsquo; est celui qui les d&eacute;finit le mieux. Comme ses influences, la production de Satanicpornocultshop ne se limite pas &agrave; la musique, elle bouillonne et d&eacute;borde par-del&agrave; les contours de l&rsquo;art, r&eacute;pandant irrespecteusement id&eacute;es et images sur la moquette de votre salon.</p>
<p>&ldquo;La musique &agrave; elle seule n&rsquo;est pas vraiment une influence : elle ne fait sens que dans un ensemble d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments h&eacute;t&eacute;roclites. Sun Ra, L&eacute;vi-Strauss, Boredoms, la fa&ccedil;on dont mes enfants marchent, les assurances sociales, le journal, Prefuse 73 et des gamins qui chantent &ndash; l&agrave;, &ccedil;a commence &agrave; faire sens.&rdquo; (Ugh)</p>
<p>(&Agrave; suivre...)</p>
<p>&copy; 2006 texte : Franck Stofer, photo: Albane Laure</p>
<p>T&eacute;l&eacute;charger la musique de Satanicpornocultshop sur : <a href="http://itunes.apple.com/us/artist/satanicpornocultshop/id118019637?uo=4" target="_blank">iTunes</a>, <a href="https://www.beatport.com/en-US/html/content/release/catalog/?contextType=artists&amp;contextName=Satanicpornocultshop&amp;contextEntityId=81787" target="_blank">Beatport</a>, <a href="http://www.junodownload.com/artists/Satanicpornocultshop/releases/" target="_blank">Juno Download</a></p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Yuko Nexus6]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/667_yuko-nexus6]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/667_yuko-nexus6#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 07:37:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/667_yuko-nexus6]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Tomb&eacute;e dans la musique &eacute;lectronique presque par hasard, Yuko Nexus6 a su pr&eacute;server une attitude unique et sans cesse renouvel&eacute;e sans jamais tomber dans la facilit&eacute; et la course &agrave; la technologie. Pendant ses concerts elle garde toujours &agrave; l&rsquo;esprit la notion de performance ; soucieuse d&rsquo;&eacute;viter &agrave; son public l&rsquo;aride spectacle de sourcils fronc&eacute;s derri&egrave;re un &eacute;cran d&rsquo;ordinateur, elle ajoute &agrave; sa musique des dispositifs interactifs ouverts &agrave; l&rsquo;impr&eacute;vu, des grains de sable la faisant d&eacute;railler vers une composition vivante et astucieuse.</p>
<p>Yuko Nexus6 vit &agrave; Hikone, entre Osaka et Nagoya. Conf&eacute;renci&egrave;re &agrave; temps partiel dans plusieurs universit&eacute;s d&rsquo;Art et de Science &agrave; Nagoya, elle passe la plupart du temps qui lui reste sur internet et &agrave; cr&eacute;er de la musique pour ses performances.</p>
<p>Il y a 15 ans, elle d&eacute;bute presque par accident la cr&eacute;ation musicale en utilisant le Macintosh sur son lieu de travail, s&rsquo;amusant &agrave; le personnaliser en y installant un petit logiciel de musique. Jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; elle se fit signifier son licenciement lorsque son employeur d&eacute;couvrit ses activit&eacute;s &lsquo;improductives&rsquo; !</p>
<p>Yuko est une &laquo; banpaku-kid &raquo;, enfant de l&rsquo;Exposition Universelle d&rsquo;Osaka de 1970. Cette manifestation futuriste resta grav&eacute;e dans sa m&eacute;moire comme la promesse d&rsquo;un futur &agrave; la fois technologique et heureux. Mode Psych&eacute;d&eacute;lique, architecture exub&eacute;rante et musique &eacute;lectronique offraient alors une vision du futur optimiste et confortable. Aujourd&rsquo;hui, ces jeunes gens devenus adultes interrogent cette technologie qui s&rsquo;est immisc&eacute;e dans les moindres recoins de nos vies : o&ugrave; est le bonheur et la joie solaire que nous promettaient l&rsquo;avanc&eacute; de la science il y a encore 30 ans ?</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, Yuko est une artiste prolifique reconnu internationalement. Son troisi&egrave;me album Journal de Tokyo re&ccedil;oit en 2003 une Mention Honorifique au Prix Ars Electronica. En ao&ucirc;t 2005, Sonore &eacute;dite son 5&egrave;me album solo Nexus6 Song Book. En 2007, elle est r&eacute;compens&eacute;e par la Fondation pour l&rsquo;Art Contemporain de New York.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>
<p>T&eacute;l&eacute;charger la musique de Yuko Nexus&sect; sur : <a href="http://itunes.apple.com/us/artist/yuko-nexus6/id118018094?uo=4" target="_blank">iTunes</a>, <a href="https://www.beatport.com/en-US/html/content/release/catalog/?contextType=artists&amp;contextName=Yuko%20Nexus6&amp;contextEntityId=94778" target="_blank">Beatport</a>, <a href="http://www.junodownload.com/artists/Yuko+Nexus6/releases/" target="_blank">Juno Download</a></p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Oorutaichi]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/666_oorutaichi]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/666_oorutaichi#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 07:30:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/666_oorutaichi]]></guid>
                
                <description><![CDATA[<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/Gzl8oJW5TBM" type="application/x-shockwave-flash">
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Avec son folklore &eacute;lectronique en provenance d&rsquo;un pays imaginaire, Oorutaichi (alias Taichi Moriguchi) veut produire une musique que personne n&rsquo;a jamais entendue. Alliant chorus &eacute;crits dans une langue invent&eacute;e et boucles &eacute;lectroniques inspir&eacute;es, Oorutaichi nous entra&icirc;ne vers des terres inexplor&eacute;es. Il compose une musique &agrave; la d&eacute;rive ou s&rsquo;entrem&ecirc;lement rayons &eacute;lectriques, percussions expertes et m&eacute;lop&eacute;es magiques. R&eacute;solument pop, la musique de Oorutaichi est exalt&eacute;e. Des titres comme Beshaby ou Jimaji pourraient avoir &eacute;t&eacute; compos&eacute;s sur le bord d&rsquo;un volcan. Sur sc&egrave;ne, Oorutaichi n&rsquo;est pas riv&eacute; &agrave; ses machines, mais chante avec elles dans un d&eacute;luge de couleurs extravagantes.</p>
<p>Un peu influenc&eacute; par l&rsquo;esth&eacute;tique bizarre de groupes japonais du milieu des ann&eacute;es 1990 comme Unicorn et Kinniku Shoujo Tai, Oorutaichi commence en 1999 &agrave; bricoler sur son enregistreur 4 pistes &agrave; cassettes en empilant des couches sonores improvis&eacute;es et sort son premier album intitul&eacute; &laquo;&nbsp;?&nbsp;&raquo;. La d&eacute;couverte du reggae dancehall un peu plus tard est une r&eacute;v&eacute;lation. Il se met alors &agrave; la programmation et change compl&egrave;tement son mode de composition. Depuis, Oorutaichi absorbe les bribes de musique qu&rsquo;il d&eacute;couvre sur son chemin pour les int&eacute;grer dans ses compositions &eacute;lectroniques ethno-futuristes.</p>
<p>Oorutaichi est un projet solo, mais il collabore avec ses amis pour explorer librement d&rsquo;autres directions musicales. D&rsquo;abord Urichipangoon, &agrave; quatre, avec Ytamo, Muneomi Senju (ex-batteur des Boredoms) et Naoko Kamei pour une musique pop folk color&eacute;e, plus pos&eacute;e que Oorutaichi et un peu plus progressive. Obakejaa, un duo louftingue et improvis&eacute; &agrave; la maison avec DJ Shabu Shabu. Et enfin Berebo, l&eacute;g&egrave;rement plus exp&eacute;rimental, avec le guitariste Taku Hannoda. Oorutaichi produit &eacute;galement de somptueux remixes et d&eacute;veloppe son propre label, ind&eacute;pendant et artisanal, Okimi Records, sur lequel il sort g&eacute;n&eacute;ralement ses disques.</p>
<p>Avec des influences d&eacute;clar&eacute;es mais trop &eacute;clat&eacute;es pour &ecirc;tre r&eacute;ellement signifiantes (The Residents, The Doors, T.Rex ou Aphex Twin), Oorutaichi semble voguer dans le m&ecirc;me univers &eacute;lectronique chantant et color&eacute; d&rsquo;artistes internationaux en vogue comme Panda Bear, El Guincho ou Lucky Dragons. Originaire d&rsquo;Osaka, la musique de Oorutaichi va d&eacute;j&agrave; au-del&agrave; des fronti&egrave;res. Ses deux disques intitul&eacute;s Yori YoYo et Drifting My Floklore, sortis respectivement en 2003 et 2007, ont tous les deux re&ccedil;u un tr&egrave;s bon accueil de la part des critiques (Pitchfork, BBC Radio.) Il ouvre d&rsquo;ailleurs pour le concert de Juana Molina aux USA en 2009. Oorutaichi, tr&egrave;s actif sur la sc&egrave;ne japonaise, est clairement en passe de devenir un artiste de stature internationale.</p>
<p>&copy; 2009 texte : Franck Stofer, photo: Eric Bossick</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Maruosa]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/665_maruosa]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/665_maruosa#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 07:21:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/665_maruosa]]></guid>
                
                <description><![CDATA[<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/qS-s38V7lAI" type="application/x-shockwave-flash">
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Dans un maelstr&ouml;m supersonique Maruosa ex&eacute;cute une performance &agrave; la violence digne d&rsquo;une fresque infernale italienne du XVe si&egrave;cle. Seul sur sc&egrave;ne, notre homme d&eacute;gage une &eacute;nergie largement &eacute;quivalente &agrave; celle d&rsquo;un groupe de death metal tout entier pass&eacute; &agrave; la moulinette breakcore &eacute;lectronique. Hurlements d&rsquo;outre-tombe et tourbillon chevelu &agrave; &eacute;merveiller les vendeurs de shampoing du monde entier, Maruosa d&eacute;montre pourtant que l&rsquo;ultra violence musicale n&rsquo;est pas forc&eacute;ment synonyme d&rsquo;&eacute;pouvante et de destruction.</p>
<p>Hors de sc&egrave;ne, il est un jeune homme calme et pos&eacute;, soucieux de son hygi&egrave;ne alimentaire et physique. Ce qu&rsquo;il veut transmettre au public c&rsquo;est une &eacute;nergie humaine et positive. Maruosa dit : &laquo; Il y a beaucoup de gens au Japon qui ne sentent pas bien, et ils &eacute;coutent de la musique ambiante, calme et planante pour se consoler. Je crois que c&rsquo;est une erreur, ils feraient mieux d&rsquo;&eacute;couter une musique comme la mienne pour se remonter le moral. &raquo; Une th&eacute;rapie par &eacute;lectrochoc comme le sugg&egrave;re le titre de son album &laquo; Exercice and Hell &raquo;. Paradoxe d&rsquo;une transmission d&rsquo;&eacute;nergie positive puis&eacute;e dans une musique &agrave; priori bruyante et chaotique.</p>
<p>Au d&eacute;part la musique n&rsquo;int&eacute;ressait pas vraiment Maruosa, il pr&eacute;f&eacute;rait se plonger dans la lecture de Gegege no Kitaro de Shigeru Mizuki, un de ses mangas pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s. Mais un jour il &eacute;coute par hasard un morceau de YMO et d&eacute;couvre que la musique ne n&eacute;cessite pas forc&eacute;ment de paroles, qu&rsquo;elle peut &ecirc;tre instrumentale. Il creuse cette piste jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; un ami lui montre un logiciel informatique qui lui permet de construire ses propres morceaux. Vers 2001, il commence par produire de la pop ( ! ) et on lui propose de collaborer avec 2 joueurs de Gameboy. Il accepte, mais prend le micro pour changer ses habitudes. Il se met &agrave; hurler et c&rsquo;est le d&eacute;clic. Sa musique change subitement de direction avec cette nouvelle arme surpuissante qu&rsquo;il vient de d&eacute;couvrir.</p>
<p>La formule est explosive. En l&rsquo;espace de quelques ann&eacute;es, Maruosa encha&icirc;ne les tourn&eacute;es marathons &agrave; travers le Japon et l&rsquo;Europe, et monte m&ecirc;me sur la sc&egrave;ne du festival Sonar &agrave; Barcelone en juin 2008 avant d&rsquo;attaquer une s&eacute;rie de concerts en Oc&eacute;anie. Il est un homme actif. Il sait d&eacute;velopper son r&eacute;seau en organisant des concerts sur Tokyo et g&egrave;re m&ecirc;me son propre label Rendarec, qui diffuse enregistrements et informations provenant de ses copains musiciens MIDI-sai, aaaaa, Ove-Naxx, Bogulta, DJ Scotch Egg et Doddodo.</p>
<p>&copy; 2008 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Eric Bossick</p>
<p>T&eacute;l&eacute;charger la musique de Maruosa sur : <a href="http://itunes.apple.com/us/album/exercise-and-hell/id295828120?uo=4" target="_blank">iTunes</a>, <a href="http://www.junodownload.com/artists/Maruosa/releases/" target="_blank">Juno Download</a></p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Michiyo Yagi]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/664_michiyo-yagi]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/664_michiyo-yagi#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 07:05:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/664_michiyo-yagi]]></guid>
                
                <description><![CDATA[<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/pxS7J3jswPk" type="application/x-shockwave-flash">
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Au contact de l'avant-garde am&eacute;ricaine et en particulier de John Cage aux c&ocirc;t&eacute;s de qui elle a enseign&eacute;, Michiyo Yagi s'est r&eacute;appropri&eacute; le koto, un instrument traditionnel japonais apparent&eacute; &agrave; la cithare. Elle insuffle &agrave; cet instrument une expressivit&eacute; d'une force insoup&ccedil;onn&eacute;e et d&eacute;veloppe son potentiel harmonique jusqu'&agrave; des terres vierges musicales. Elle a jou&eacute; aux c&ocirc;t&eacute;s de l'avant-garde (Ruins, John Zorn, Zena Parkins), dans des ensembles de musique japonaise traditionnelle, s'est produit dans le monde entier au sein de Hoaio (avec Haco et Sachiko M) et Kokoo, et particip&eacute; &agrave; l'album de ce pur produit marketing techno pop vivant qu'est la chanteuse Ayumi Hamasaki.</p>
<p>Bien qu'ayant grandi au son du koto dont jouait d&eacute;j&agrave; sa m&egrave;re, loin d'accepter sa pr&eacute;sence et sa sonorit&eacute; comme une &eacute;vidence, Michiyo Yagi consid&egrave;re cet instrument, durant ses ann&eacute;es de formation, comme un objet requ&eacute;rant un travail ingrat, prisonnier d'un r&eacute;pertoire fossilis&eacute; au potentiel harmonique &eacute;triqu&eacute; en comparaison de celui de la musique classique occidentale.</p>
<p>L'apprentissage &eacute;minemment traditionnel qu'elle suit ne lui offre gu&egrave;re l&rsquo;opportunit&eacute; de laisser s'&eacute;panouir son propre univers musical : vivant au domicile de son ma&icirc;tre, elle effectue en compagnie d'un petit groupe de condisciples les corv&eacute;es quotidiennes de nettoyage, lessive, cuisine, regard&eacute;es avec &eacute;gale importance que les le&ccedil;ons de musique elles-m&ecirc;mes. Lors de rares performances en public, toujours aux c&ocirc;t&eacute;s du ma&icirc;tre, les disciples doivent r&eacute;gler &agrave; celui-ci une note en retour du privil&egrave;ge de jouer &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s. Rigide &agrave; l'extr&ecirc;me, cet enseignement constitue pourtant un premier pas vers une conception &eacute;largie de la musique, son professeur Kazue Sawai &eacute;tant la v&eacute;ritable pionni&egrave;re d'une musique japonaise traditionnelle ouverte &agrave; l'exp&eacute;rimentation et aux compositions modernes.</p>
<p>En 1989 elle se produit au sein de l'ensemble de Sawai au Bang On A Can Festival &agrave; New York, o&ugrave; le choc que produit sur elle une oeuvre pour percussions de John Cage ach&egrave;ve de faire voler en &eacute;clats ses conceptions bien compartiment&eacute;es de "tradition" et de "modernit&eacute;". En 1991 lors d'un s&eacute;jour d'un an en tant que professeur invit&eacute; &agrave; l'universit&eacute; Wesleyan (Connecticut) dans laquelle enseigne aussi Cage elle participe &agrave; la cr&eacute;ation de nombreuses pi&egrave;ces sign&eacute;es entre autres John Zorn ou Christian Wolff, et assiste surtout &agrave; l'extraordinaire prolixit&eacute; des jeunes &eacute;tudiants, dont les creations d&eacute;complex&eacute;es (m&ecirc;lant notamment danses balinaises et musique occidentale) la marquent profond&eacute;ment et la poussent &agrave; &eacute;crire ses propres oeuvres.</p>
<p>&Agrave; son retour des &Eacute;tats-Unis son approche personnelle de la composition et les techniques de jeu qu'elle d&eacute;couvre s'int&egrave;grent mal &agrave; l'immuable enseignement de Sawai et bien qu'&agrave; regret Yagi choisit la voie de la rupture et de l'ind&eacute;pendance. Son style se singularise d'abord par une force hors du commun, une expressivit&eacute; &agrave; la puissance presque masculine. En prolongement logique de son pincer de doigts robuste, elle recourt parfois &agrave; de petits maillets et crochets pour faire sonner les cordes de son instrument, insistant sur son potentiel percussif. C'est &eacute;galement ainsi qu'elle d&eacute;couvre les possibilities polyphoniques du koto produites par les vibrations fant&ocirc;mes des cordes vibrantes sur les cordes au repos, qui donnent naissance &agrave; des motifs et m&eacute;lodies souterrains.</p>
<p>Une partie de la recherche de Yagi a pour but une nouvelle japonit&eacute;, une modernit&eacute; libre de l'influence de l'Occident et des hommages convenus, mais ces grands projets ne l'emp&ecirc;chent pas d'explorer avec un nouveau plaisir des r&eacute;pertoires vieux de plus de 400 ans&hellip;</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Maywa Denki]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/663_maywa-denki]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/663_maywa-denki#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 06:59:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/663_maywa-denki]]></guid>
                
                <description><![CDATA[<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/gerM8bhBgH0" type="application/x-shockwave-flash">
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Robots chanteurs aux poumons de papier "Seamoons", guitares automatiques "Ultra-folk" et bo&icirc;te &agrave; rythme m&eacute;canique "Koi-beat", l&rsquo;ing&eacute;niosit&eacute; cr&eacute;atrice de Maywa Denki puise sa force dans les paradoxes : travail d&rsquo;orf&egrave;vre passionn&eacute; / pr&eacute;sentations publiques d&eacute;jant&eacute;es ; pr&eacute;tentions artistiques novatrices / strat&eacute;gie marketing assum&eacute;e. Comme Bruno Munari, Nobumichi Tosa donne vie &agrave; ses automates de r&eacute;sine et d&rsquo;aluminium, machines irr&eacute;sistibles et capricieuses, dont il exalte la vaine beaut&eacute; m&eacute;canique.</p>
<p>Le p&egrave;re Tosa cr&eacute;a la Maywa Denki en 1969. Une de ces nombreuses petites entreprises qui mettaient leur flexibilit&eacute; au service des grandes firmes japonaises et sur lesquelles s&rsquo;appuyait la croissance et le dynamisme du Japon des ann&eacute;es 60. Malheureusement, la Maywa Denki comme tant d&rsquo;autres, subit la d&eacute;pression de plein fouet et ferma ses portes en 1979. En 1993, les deux rejetons de Monsieur Tosa, Masamichi et Nobumichi, cr&eacute;&egrave;rent le groupe artistique Maywa Denki.</p>
<p>Ex&eacute;cutant d&rsquo;abord leurs performances dans les galeries de Tokyo, Maywa Denki est devenu, quelques apparitions t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es plus tard, une machine artistique incontournable. Ils utilisent le vocabulaire et l&rsquo;imagerie de l&rsquo;entreprise pour diffuser leur travail. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; l&rsquo;uniforme rassure les japonais, de l&rsquo;autre l&rsquo;effet produit par une &eacute;quipe de bonshommes bleus &agrave; casquette qui se d&eacute;m&egrave;nent pour pr&eacute;senter des cr&eacute;ations loufoques est simplement irr&eacute;sistible.</p>
<p>En 2001, r&eacute;organisation interne : le grand fr&egrave;re Masamichi, un peu volage, prend sa retraite &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 35 ans. Nobumichi Tosa, le cadet s&eacute;rieux et appliqu&eacute;, est alors naturellement et officiellement nomm&eacute; Pr&eacute;sident de la Maywa Denki. Le concept trouve en fait sa source dans le projet de fin d&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;ing&eacute;nierie de Nobumichi Tosa. Il cr&eacute;a une s&eacute;rie d&rsquo;instruments au design absurde et poissonneux qu&rsquo;il pr&eacute;senta au jury emball&eacute;. Depuis, il garde le cap et joue avec cet &eacute;quilibre entre le travail de cr&eacute;ation et les pr&eacute;sentations publiques : l&rsquo;aspect Grand-Guignol.</p>
<p>Ces objets d&rsquo;art sont fabriqu&eacute;s en exemplaire unique. Vou&eacute;s &agrave; rester &agrave; l&rsquo;&eacute;tat de prototype, leur usage est tr&egrave;s limit&eacute;, voire nul. Nobumichi Tosa r&eacute;alise un travail d&rsquo;orf&egrave;vre en atelier. Il exalte la beaut&eacute; m&eacute;canique de ses cr&eacute;ations n&eacute;es de la fusion de la r&eacute;sine et de l&rsquo;aluminium. Certaines machines sont parfois reproduites en petites s&eacute;ries, versions simplifi&eacute;es et &eacute;pur&eacute;es des prototypes. Un troisi&egrave;me niveau d&rsquo;objets est exploit&eacute; commercialement, gadgets sign&eacute;s Maywa Denki : rallonges &eacute;lectriques en forme d&rsquo;ar&ecirc;te, petits personnages en plastique qui se tapent sur la t&ecirc;te...</p>
<p>Le travail de Maywa Denki est class&eacute; en 3 s&eacute;ries : Naki, Tsukuba et Edelweiss. Bien que ces s&eacute;ries soient distinctes, ils existent des ponts entre-elles. Naki est la premi&egrave;re s&eacute;rie d&eacute;velopp&eacute;e par Nobumichi Tosa sur le th&egrave;me : Qui suis-je ? 26 objets en forme de poisson le renvoient &agrave; lui-m&ecirc;me et &agrave; son rapport avec le monde. La s&eacute;rie Naki comporte quelques instruments embl&eacute;matiques de Maywa Denki : la Koi-beat, boite &agrave; rythmes portable en forme de carpe avec interrupteurs &eacute;lectriques incorpor&eacute;s, ou le fameux Pachi-moku, sorte de marimba &agrave; 2 tons se d&eacute;ployant dans le dos comme deux ailes m&eacute;talliques et actionn&eacute; en claquant des doigts.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[La Veuve Moustachue (Yuichi Kishino)]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/662_la-veuve-moustachue-yuichi-kishino]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/662_la-veuve-moustachue-yuichi-kishino#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 06:01:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/662_la-veuve-moustachue-yuichi-kishino]]></guid>
                
                <description><![CDATA[<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/bFxqX06X-f8" type="application/x-shockwave-flash">
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Symbole transgenre, au m&ecirc;me titre que les p&eacute;nis dont sont affubl&eacute;es les jeunes filles sur les toiles d'Henry Darger, la moustache coll&eacute;e sous le nez de la Veuve Moustachue cr&eacute;e la confusion. Confusion des sexes &ndash; une robe noire, un petit chapeau et une voilette en signe de deuil &ndash; et confusion des styles, servie par la saveur particuli&egrave;re du jeu de Yuichi Kishino, qui fait cohabiter com&eacute;die et trag&eacute;die, informations du soir et po&eacute;sie, optimisme et d&eacute;sespoir.</p>
<p>Amuseur public, musicien, acteur de cin&eacute;ma, critique, enseignant &agrave; la Tokyo National University of Fine Arts and Music, Yuichi Kishino est n&eacute; en 1963 &agrave; Tokyo. Sa famille l'a &eacute;lev&eacute; en lui enseignant le go&ucirc;t et le respect pour le th&eacute;&acirc;tre et les arts populaires si particuliers du Japon ancestral.</p>
<p>Tr&egrave;s actif sur la sc&egrave;ne musicale japonaise, il officie au sein de plusieurs groupes dont Watts Towers et Space Ponch, et dirige son propre label Out One Disc, sur lequel est paru le CD Les Vacances de&hellip; La Veuve Moustachue.</p>
<p>Pour la Veuve Moustachue, Kishino se travestit sur sc&egrave;ne mais lui-m&ecirc;me n'est ni gay ni dragqueen. Il ne s'agit que d'un style choisi pour d&eacute;peindre leurs th&egrave;mes de pr&eacute;dilection tels les sentiments universels d'amour et de perte ou le manque de communication du monde d'aujourd'hui.</p>
<p>Lors de ses apparitions, il improvise des r&eacute;pliques tandis que Yoko l'accompagne au piano. Bien vite cela se transforme et se fond progressivement dans le cadre de chansons &eacute;crites, puis reprend sa libert&eacute;. Ces deux champs se contaminent et deviennent bient&ocirc;t indissociables jusqu'&agrave; ce que l'on n'arrive plus &agrave; d&eacute;partager ce qui a &eacute;t&eacute; compos&eacute; et ce qui vient d'&ecirc;tre invent&eacute;. C'est cette tension qui fait tout le charme de la performance.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Jon (Le Chien)]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/661_jon-le-chien]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/661_jon-le-chien#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 05:56:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/661_jon-le-chien]]></guid>
                
                <description><![CDATA[<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/bj-fv4F4nBw" type="application/x-shockwave-flash">
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Jon est une jeune femme qui, d&eacute;guis&eacute;e en chien, joue de l&rsquo;harmonium et pousse de sa voix canine des chansonnettes l&eacute;g&egrave;res et burlesques. Depuis plus de 10 ans, apr&egrave;s un disque sur le label newyorkais Tzadik en 1996 et quelques albums sur le label Oz Disc, Jon (Le Chien) continue &agrave; trimballer son spectacle portatif &agrave; travers Tokyo. Sorte de cabaret dada&iuml;ste qui n&rsquo;&eacute;volue que tr&egrave;s peu au fil des ann&eacute;es, d&eacute;finitif et immuable. L&rsquo;artiste dissimule sa timidit&eacute; sous des improvisations enjou&eacute;es et nous raconte ses aventures rocambolesques.</p>
<p>N&eacute;e en 1972, Shoko Uehara commence &agrave; chanter tr&egrave;s jeune, imitant les sons de la t&eacute;l&eacute;vision et &eacute;crivant ses propres chansons sur les chats, le go&ucirc;ter. Ses parents la poussent &agrave; &eacute;tudier le piano classique, ce &agrave; quoi elle consent du bout des doigts de l'&acirc;ge de 5 &agrave; 15 ans. Ce n'est qu'en quittant la maison familiale qu'elle parvient &agrave; faire le lien entre sa formation musicale et son univers tr&egrave;s personnel, canalisant son don pour l'improvisation en un flot abondant de compositions.</p>
<p>La vie &agrave; Tokyo ne permet que tr&egrave;s exceptionnellement le luxe d'un piano aussi elle ach&egrave;te &agrave; la place un petit harmonium bon march&eacute; &agrave; la sonorit&eacute; essouffl&eacute;e qu'elle utilise toujours aujourd'hui. Pour ses premi&egrave;res performances elle commence par se produire dans un pyjama &agrave; motif de peau de vache puis &agrave; partir de 1997, prolongement logique d'un r&eacute;pertoire dont le th&egrave;me majeur est son chien, elle rev&ecirc;t un &eacute;norme et int&eacute;gral costume de loup au long poil synth&eacute;tique et devient alors Jon (Inu) [Le Chien].</p>
<p>S'&eacute;chappant du gros corps de l'animal dont les pattes velues s'essaient tant bien que mal &agrave; un jeu de pompe bancal, sa voix enfantine vient souligner l'extr&ecirc;me minceur des textes, par ailleurs habit&eacute;s d'une &eacute;trange conviction. L'enregistrement sur lecteur radiocassette restitue toutes sortes de craquements ambiants et bruits &agrave; l'origine plus ou moins identifiable et ach&egrave;ve d'installer une atmosph&egrave;re &agrave; la fois dr&ocirc;le, effrayante et nostalgique.</p>
<p>Jon (Le Chien) se produit en concerts en moyenne 4 fois par mois, a publi&eacute; 4 albums dont notamment un sur le label Tzadik (John Zorn); lorsqu'elle ne joue pas dans une poign&eacute;e de projets parall&egrave;les elle tient un bar &agrave; Golden Gai (quartier de Tokyo) ou lit le tarot aux passants dans le quartier de Shinjuku.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Himitsu Hakase]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/660_himitsu-hakase]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/660_himitsu-hakase#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 05:52:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/660_himitsu-hakase]]></guid>
                
                <description><![CDATA[<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/VC0bNuw3jVg" type="application/x-shockwave-flash">
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                <content:encoded><![CDATA[<p>&Eacute;toile postmoderne et chanteur passionn&eacute;, Himitsu Hakase (Docteur Secret) magnifie les standards seventies de la chanson populaire japonaise "Enka". Cheveux permanent&eacute;s &agrave; la Marc Bolan, Himitsu Hakase se mue en crooner superbe pour poser sa voix &agrave; la puissance envo&ucirc;tante sur une collection de 45 tours d'une autre &eacute;poque. Yuichi Kishino improvise avec humour au fil des chansons une gestuelle suggestive pour une performance jubilatoire, un mimodrame en technicolor aux sonorit&eacute;s scintillantes et empanach&eacute;es.</p>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 90, Himitsu Hakase travaille &agrave; Londres aux c&ocirc;t&eacute;s de designers de mode de la sc&egrave;ne gay (Leigh Bowery). Il revient &agrave; Tokyo et signe entre autre, le graphisme des pochettes de disques d&rsquo;artistes japonais r&eacute;put&eacute;s du mouvement &lsquo;&eacute;lectronique minimaliste&rsquo; (Yoshihide Otomo). Aujourd&rsquo;hui, lorsqu&rsquo;il ne cr&eacute;e pas une s&eacute;rie de chemises hawa&iuml;ennes pour le pr&ecirc;t-&agrave;-porter, Himitsu Hakase se produit dans les clubs de Tokyo avec son orchestre The Emperors ou en duo, flanqu&eacute; de Yuichi Kishino pour les improbables soir&eacute;es Gira Gira.</p>
<p>Enfant, il est fascin&eacute; par les &eacute;missions de vari&eacute;t&eacute;s que crache la t&eacute;l&eacute;vision familiale et d&eacute;couvre le Pink Color Trio. Il d&eacute;vore les retransmissions du c&eacute;l&egrave;bre Wolfman Jack Show sur la section de l&rsquo;arm&eacute;e US de la bande FM japonaise. Il plonge dans les standards am&eacute;ricains des ann&eacute;es 50/60 et les pr&eacute;mices du rock&rsquo;n&rsquo;roll. Un peu plus tard, il d&eacute;couvre les chanteurs japonais de l&rsquo;avant-guerre (Hachiirou Oka, Tarou Shoji) et leurs "Natsumero" (m&eacute;lodies nostalgiques) puis les succ&egrave;s des ann&eacute;es 20/30 (Shizuko Kasagi, Hachiiro Kasuga). Leur style, leur voix et leur attitude tournoient dans sa t&ecirc;te et deviennent une v&eacute;ritable obsession.</p>
<p>Sa m&egrave;re lui fait prendre des cours de chant pendant 5 ou 6 ans (Mozart), mais ses copains de classe lui vont d&eacute;couvrir le punk (Sex Pistols, The Damned), puis la musique psych&eacute;d&eacute;lique et le glam rock (Marc Bolan, T. Rex, Queen). Il est fascin&eacute; par les chemises &agrave; paillettes, les pantalons pattes d&rsquo;eph, et les semelles compens&eacute;es.</p>
<p>Collectionneur inv&eacute;t&eacute;r&eacute;, il tombe quelques ann&eacute;es plus tard sur un 45 tours de Matsudaira Naoki "Blue Roman" Band, &eacute;toile de la chanson populaire japonaise "Enka". C&rsquo;est un choc terrible. Himitsu Hakase r&eacute;alise soudain &agrave; quel point il est "Enkadamashi", &agrave; quel point son &acirc;me est r&eacute;solument Enka. Il se passionne alors pour le "Mood Chorus", une branche Enka au style l&eacute;g&egrave;rement plus moderne et puissant. Sa collection regroupe plus de mille 45 tours Mood Chorus.</p>
<p>En 1997, Kazunao Nagata (Transonic) et Yuichi Kishino, producteurs &eacute;m&eacute;rites et instigateurs des soir&eacute;es Gira Gira, proposent &agrave; Himitsu Hakase de venir "mixer" avec eux. Il accepte ce r&ocirc;le de deejay &agrave; contre-emploi, mais trouve plus excitant de chanter en surimpression sur ces tubes dat&eacute;s qu&rsquo;il conna&icirc;t par coeur. Kishino ne peut s&rsquo;emp&ecirc;cher de s&rsquo;immiscer avec humour pour improviser au fil des chansons une gestuelle suggestive et synchronis&eacute;e. Ce duo impromptu invente alors une performance jubilatoire, un mimodrame en technicolor aux sonorit&eacute;s scintillantes et empanach&eacute;es.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Hifana]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/659_hifana]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/659_hifana#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 05:48:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/659_hifana]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bien qu&rsquo;utilisant principalement des machines KEIZOmachine! et Juicy n&rsquo;ont jamais recours &agrave; la programmation et recr&eacute;ent tous leurs rythmes en temps r&eacute;el, frappant les touches de leurs samplers sans jamais perdre le groove de vue, m&ecirc;me lorsqu&rsquo;ils &eacute;changent nonchalamment leur place au beau milieu d&rsquo;un morceau. Ils jouent &eacute;galement de &laquo; vraies &raquo; percussions et de platines, pars&egrave;ment leur hip hop ethnique de scratches et de r&eacute;pliques incongrues, le tout en parfaite synchronisation avec des films d'animation projet&eacute;s simultan&eacute;ment. L'ensemble est &agrave; la fois extr&ecirc;mement ma&icirc;tris&eacute; et vivant, puissant et dr&ocirc;le.</p>
<p>Hifana est un duo hip hop compos&eacute; de KEIZOmachine! et de Juicy. &Agrave; l'&acirc;ge de 20 ans le premier d&eacute;couvre la musique hip hop par une vid&eacute;o du DJ new-yorkais Clark Kent cr&eacute;ant une toute nouvelle musique &agrave; partir d'un disque en double et d&rsquo;une paire de platines. Il se consacre alors &agrave; la ma&icirc;trise des platines mais s'en lasse apr&egrave;s avoir rapidement fait le tour de leurs possibilit&eacute;s. D&eacute;roulant le fil de sa fascination pour le hip hop il prend conscience d'une passion d&rsquo;enfance pour les rythmes et d&eacute;cide d'&eacute;tudier les percussions. Juicy quant &agrave; lui a suivit un parcours inverse, ayant toujours jou&eacute; des percussions et ne s'int&eacute;ressant aux platines et bo&icirc;tes &agrave; rythme que tardivement.</p>
<p>Ils d&eacute;butent tous deux au sein de Tribal Circus, un groupe de percussionnistes accompagnant un num&eacute;ro de danseuses du ventre. La formation se produit souvent lors de raves et d&eacute;veloppe son aspect de "spectacle forain" en incorporant &eacute;galement des d&eacute;monstrations de skateboard, du jonglage ou de didgeridoo fait maison (taill&eacute; sur place dans les bosquets de bambous du coin). D&egrave;s cette &eacute;poque ils commencent &agrave; utiliser le sampler (en particulier la MPC 2000, instrument embl&eacute;matique de la musique hip hop) pour jouer des sons impossibles &agrave; produire avec leur seule collection de percussions, notamment ceux du tabla indien. Apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es de tourn&eacute;es KeizoMachine! et Juicy se heurtent au refus des autres membres du groupe d'&eacute;toffer le c&ocirc;t&eacute; absurde et comique du show, et par ailleurs de plus en plus persuad&eacute;s qu&rsquo;une paire de MPC leur suffirait pour donner un concert, ils s&rsquo;en vont former Hifana.</p>
<p>"Hifana" provient du patois d'Okinawa et signifie "vent du Sud, fleur du Sud". De fait, livr&eacute;s aux seules limites de leur imagination nos deux comp&egrave;res truffent encore davantage leurs &eacute;chantillonneurs de sons de shamisen (instrument &agrave; corde originaire d'Okinawa) et de toutes sortes d'instruments d'Asie du Sud-Est. Refusant de se contenter d'une imitation de la culture underground am&eacute;ricaine et europ&eacute;enne, ce m&eacute;tissage du hip hop et des musiques ethniques est pour eux le meilleur moyen de cr&eacute;er un "produit typiquement japonais".</p>
<p>Ils enregistrent d'abord un vinyle destin&eacute; aux DJs pour pimenter leur mix, rempli de citations musicales en tous genres (yodle, gamelan), de phrases absurdes tir&eacute;es de films ou de la t&eacute;l&eacute;vision. Ils commencent &agrave; &eacute;tablir des contacts avec des rappeurs et producteurs de rap japonais mais ne percent qu&rsquo;en 1998, en se faisant conna&icirc;tre par des concerts sans &eacute;quivalent jusqu'alors. Le premier disque Fresh Push Breakin&rsquo; ne vient qu&rsquo;en 2003 (sur le label W+K Tokyolab). Le duo s&rsquo;entoure d'artistes hip hop japonais et des vid&eacute;os clips sont inclus sur un DVD. Le second album Channel H est con&ccedil;u comme une &eacute;mission de t&eacute;l&eacute;vision imaginaire diffusant tout ce qui passe par la t&ecirc;te du duo, et dont le rythme des ruptures et changements &eacute;voque celui d&rsquo;une t&eacute;l&eacute;commande capricieuse.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Exonemo]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/658_exonemo]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/658_exonemo#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 05:44:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/658_exonemo]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Yae Akaiwa et Kensuke Sembo se rencontrent sur les bancs de la fac d&rsquo;arts plastiques : elle &eacute;tudie la sculpture et lui le design. Ils d&eacute;butent le projet Exonemo en 2000, avec une oeuvre &agrave; la fronti&egrave;re de la farce conceptuelle et du d&eacute;tournement technologique : ils peignent une fresque Google qu&rsquo;ils filment avec une webcam et diffusent sur Internet, ou encore d&eacute;veloppent un logiciel libre qui remixe al&eacute;atoirement le contenu des emails &lsquo;ind&eacute;sirables&rsquo;...</p>
<p>Exonemo est en soi un mot que ses cr&eacute;ateurs ont voulu d&eacute;pourvu de signification, il ne trahit pas leur pays d'origine et &eacute;vite ainsi une lecture r&eacute;ductrice de leur travail d'artistes par le filtre de leur "japonit&eacute;". Il reste totalement ouvert et permet aux artistes de faire &eacute;voluer le projet sans avoir &agrave; respecter un programme sous-entendu dans le nom, et enfin comme il s'agit d'un mot invent&eacute; de toutes pi&egrave;ces, tous les moteurs de recherche Internet renvoient forc&eacute;ment les Internautes vers leur site personnel.</p>
<p>L'Internet est en effet l'outil principal et originel du duo, sur le plan de la communication comme celui de la cr&eacute;ation. D&egrave;s le d&eacute;but Akaiwa et Sembo d&eacute;cident de faire du r&eacute;seau leur outil et leur galerie (exonemo.com) pour ses qualit&eacute;s d'accessibilit&eacute; et de rapidit&eacute; de diffusion. Suivant un processus logique, le web, l'informatique et la mani&egrave;re dont ils modifient notre perception du monde deviennent le sujet m&ecirc;me de leurs travaux. Les oeuvres d'Exonemo sont interactives, ludiques, imm&eacute;diatement compr&eacute;hensibles et &eacute;trangement po&eacute;tiques.</p>
<p>En plus de la vingtaine de travaux disponibles sur Internet, le duo a particip&eacute; depuis 2000 &agrave; pr&egrave;s de 40 festivals et expositions au Japon et &agrave; travers le monde. Les installations cr&eacute;&eacute;es pour l'occasion requi&egrave;rent &eacute;galement la participation du public et jouent avec leur espace de pr&eacute;sentation. Shi Ka Ku No Mu Kou ("de l'autre c&ocirc;t&eacute; du carr&eacute;") met &agrave; disposition une tablette graphique dans une salle qui s'obscurcit enti&egrave;rement lorsque le visiteur se saisit du stylo. Celui-ci doit dessiner dans le noir, et les dessins sont projet&eacute;s dans une salle adjacente. Exonemo s'est par ailleurs produit plus de 20 fois sur sc&egrave;ne pour des performances visuelles et sonores, improvisant avec des jouets et gadgets &eacute;lectroniques court-circuit&eacute;s en guise d'instruments. Des ateliers de soudure et des sessions d'improvisation ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; organis&eacute;s pour les enfants.</p>
<p>Bien loin de la st&eacute;rilit&eacute; de certaines oeuvres conceptuels, Exonemo se concentre avant tout sur l'amusement et la communication.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Doravideo]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/657_doravideo]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/657_doravideo#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 05:31:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/657_doravideo]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Doravideo est un projet m&ecirc;lant musique et manipulation vid&eacute;o. Fix&eacute;s &agrave; une batterie, des capteurs transmettent &agrave; l'ordinateur un message diff&eacute;rent selon l'&eacute;l&eacute;ment frapp&eacute; : la grosse caisse d&eacute;clenchera par exemple la lecture de la vid&eacute;o, la caisse claire la lecture en arri&egrave;re, les cymbales l'avance rapide, etc... Les spectateurs entendent &agrave; la fois le son de la batterie et le son d'origine du film retravaill&eacute; en direct selon des techniques parfois h&eacute;rit&eacute;es du hip hop.</p>
<p>Le projet Doravideo est men&eacute; par Yoshimitsu Ichiraku, n&eacute; en 1959 loin de Tokyo. Enfant, il &eacute;coute en secret les Doors, Led Zeppelin et Jethro Thull de peur qu'en d&eacute;couvrant ses gouts musicaux ses parents ne le croient d&eacute;linquant. Au tout d&eacute;but des ann&eacute;es 90 Ichiraku se fait conna&icirc;tre lors d&rsquo;apparitions aux c&ocirc;t&eacute;s de nombreux artistes japonais et occidentaux de la sc&egrave;ne "improv" tels que Yoshihide Otomo, Haco, Pascal Comelade, Eugene Chadbourne, Chris Cutler, Gong, Kevin Ayers, Keiji Haino, Kazuhisa Uchihashi. En 1996 il int&egrave;gre le trio du Cor&eacute;en Choi Song Bae, puis Omoide Hatoba (aux c&ocirc;t&eacute;s de Seiichi Yamamoto) et I.S.O. avec Yoshihide Otomo et Sachiko M. En 2001 il accompagne le groupe Acid Mothers Temple pour sa tourn&eacute;e aux &Eacute;tats-Unis et en Grande Bretagne.</p>
<p>Il se produit ensuite &agrave; travers le monde sous le nom de All Asian Traditional Pop Orchestra, une formation de batterie solo (!), &agrave; laquelle il d&eacute;cide sur le tard d'ajouter une dimension visuelle. T&eacute;l&eacute;phage inv&eacute;t&eacute;r&eacute; et fascin&eacute; par les ondes &eacute;lectromagn&eacute;tiques produites par le changement rapide d'images sur l'&eacute;cran il d&eacute;cide d'ajouter de la vid&eacute;o au projet, "pour rendre les choses plus amusantes". Le programmeur Takayuki Ito con&ccedil;oit pour lui un syst&egrave;me informatique sur mesure, d'abord "Paradrum", puis "Doravideo" en 2004. Ce nom est d&eacute;riv&eacute; de "Doraemon", personnage de bande dessin&eacute;e n&eacute; dans les ann&eacute;es 50, devenu une ic&ocirc;ne de la culture populaire japonaise.</p>
<p>Le chat-robot Doraemon sort de sa poche ventrale un nombre illimit&eacute; d'inventions invraisemblables. Ainsi l'abr&eacute;viation "Dora" suffit elle seule &agrave; trahir le go&ucirc;t d'Ichiraku pour l'impr&eacute;visible et l'absurde, un bricolage donnant naissance &agrave; des r&eacute;sultats inattendus et d'infinies potentialit&eacute;s. L'humour l&eacute;g&egrave;rement irr&eacute;v&eacute;rencieux de Doraemon et ses discr&egrave;tes allusions aux probl&egrave;mes de soci&eacute;t&eacute;, voire parfois au comportement du Japon durant la Seconde Guerre Mondiale, sont des caract&eacute;ristiques qu&rsquo;il a su reprendre et amplifier de mani&egrave;re spectaculaire.</p>
<p>Les vid&eacute;os sont de toutes sortes et r&eacute;unies sans apparente coh&eacute;rence : films d'entreprise relatant la visite d'une usine par des cols blancs, extraits de Shining de Kubrick, concerts de musique contemporaine, clips musicaux de vari&eacute;t&eacute; nippone ou d&eacute;fil&eacute; de l'Empereur du Japon. Parmi ce deluge d'images irr&eacute;v&eacute;rencieuses &eacute;merge parfois une charge politique. Les moments les plus jubilatoires sont ceux o&ugrave; l'artiste fait co&iuml;ncider le d&eacute;tournement visuel et le divertissement le plus enfantin.</p>
<p>Tout &agrave; la fois populaire, scabreux et provocateur, Ichiraku s'oppose d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment aux critiques estimant qu'un tel projet trouverait davantage sa place dans les mus&eacute;es et les galeries, "si seulement il choisissait des mat&eacute;riaux de meilleur go&ucirc;t"... Son refus d'adh&eacute;rer &agrave; une vision &eacute;litiste et aust&egrave;re de la cr&eacute;ation contemporaine se manifeste notamment en 2000, lorsqu'il re&ccedil;oit une Mention Honorifique du prestigieux festival autrichien des arts multim&eacute;dia Ars Electronica qu'il ne prend pas la peine d'aller chercher !</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>
<p>
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</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Chikanari Shukuka]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/656_chikanari-shukuka]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/656_chikanari-shukuka#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 05:25:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/656_chikanari-shukuka]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Comme une danseuse fragile qui voudrait invoquer un d&eacute;mon, Chikanari Shukuka abandonne les formes de la chor&eacute;graphie contemporaine classique au profit d&rsquo;une transe mystique et r&eacute;invente une bacchanale aux accents gothiques, rythm&eacute;e de grands coups de pied sonores et de glossolalies sensuelles.</p>
<p>Chikanari Shukuka est n&eacute;e dans les ann&eacute;es soixante, fille d'une professeur de c&eacute;r&eacute;monie du th&eacute;, au contact de laquelle elle a sans doute appris le go&ucirc;t de la solennit&eacute;. Dans les ann&eacute;es 90 elle commence la peinture. Abstraites et en apparence totalement libres, ses compositions sont r&eacute;alis&eacute;es apr&egrave;s avoir m&eacute;ticuleusement peint le fond. L'ex&eacute;cution est rapide et concentr&eacute;e, fruit d'une d&eacute;termination et d'une assurance qui se retrouvent dans la danse qu'elle pratique aujourd'hui.</p>
<p>L'envie de danser lui est venue tr&egrave;s brutalement et de mani&egrave;re instinctive. Suite &agrave; une p&eacute;riode extr&ecirc;mement noire de sa vie, le corps de Chikanari a litt&eacute;ralement pris le pas sur sa conscience pour se lib&eacute;rer de la spirale d&eacute;pressive qui mena&ccedil;ait de la noyer. Elle fr&eacute;quente l'atelier du danseur butoh Kazuo Ohno, o&ugrave; l'effort de concentration et les mouvements du corps lui permettent d'oublier son traumatisme et de refaire surface.</p>
<p>En 2003 elle r&eacute;pond &agrave; une annonce pass&eacute;e sur Internet par Marqido, artiste noise utilisant principalement le laptop, qui souhaite ajouter une dimension visuelle &agrave; son premier groupe. Compl&eacute;t&eacute; par Atsushi Kinoshita au chant, le trio se consacre uniquement &agrave; la sc&egrave;ne et exp&eacute;rimente une fusion entre le son et la danse pendant un an environ, avant de se s&eacute;parer. Cette exp&eacute;rience nourrit l'int&eacute;r&ecirc;t de Chikanari pour le son et elle se met au d&eacute;fi de se produire seule, jouant elle-m&ecirc;me la musique accompagnant sa danse.</p>
<p>En r&eacute;alit&eacute;, lorsqu'elle se produit aujourd'hui sous le nom de Chikanari Shukuka, la musique n'a rien d'un accompagnement, elle est inextricablement li&eacute;e &agrave; la danse et les deux sont &agrave; la fois origine et aboutissement. Elle dispose en g&eacute;n&eacute;ral d'une cymbale charleston, de clochettes enfil&eacute;es autour de ses poignets et d'un sampleur/bo&icirc;te &agrave; rythme. La danse est pr&eacute;sente dans chaque mouvement, aussi naturelle que la respiration, qu'elle batte la cymbale du bout de ses doigts tendus, qu'elle bondisse soudainement &agrave; travers la sc&egrave;ne ou qu'elle d&eacute;m&ecirc;le les fils du micro autour de sa jambe. Son style a beau emprunter entre autres au th&eacute;&acirc;tre, &agrave; la gymnastique rythmique sportive ou au flamenco, il n'est pas le fruit d'une synth&egrave;se r&eacute;fl&eacute;chie. Malgr&eacute; ces similitudes le spectateur est confront&eacute; &agrave; une performance sans v&eacute;ritable pr&eacute;c&eacute;dent, gagn&eacute; par un trouble inexplicable que la discipline et le caract&egrave;re d&eacute;cid&eacute; de l'ex&eacute;cution ne font qu'amplifier. En fait de danse, il s&rsquo;agit d&rsquo;un exorcisme personnel, d&rsquo;une s&eacute;ance d&rsquo;auto-analyse dont les principes de base seraient le corps et le son.</p>
<p>Chaque apparition est improvis&eacute;e, d'une dur&eacute;e implacablement calcul&eacute;e par l'horloge&nbsp; biologique de l&lsquo;artiste, rythm&eacute;e par des mouvements saccad&eacute;s, relativement simples, qui semblent pourtant charg&eacute;s d&lsquo;un sens extraordinaire et insaisissable. Le micro est frapp&eacute; sur la cymbale, provoquant des stridences d'effet larsen &agrave; la beaut&eacute; sauvage, le son des clochettes se transforme graduellement en boucles de hululements fouettant l'espace tels les tentacules d'une pieuvre invisible, et Chikanari appelle le spectateur de sa voix fantomatique, un chant des sir&egrave;nes qui ne s'adresse &agrave; personne.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Bakirinosu]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/655_bakirinosu]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/655_bakirinosu#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 05:19:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/655_bakirinosu]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Nourries d&rsquo;influences diverses, les deux voix de Bakirinosu s&rsquo;enracinent dans la musique populaire japonaise et s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent, a cappella, le long de lignes m&eacute;lodiques qui &eacute;voquent tant&ocirc;t le folklore europ&eacute;en, tant&ocirc;t le son de m&eacute;lop&eacute;es inconnues, issues de r&eacute;pertoires plus lointains. Un &eacute;clectisme plein de s&egrave;ve, autodidacte et d&eacute;complex&eacute;, qui prouve que l&rsquo;originalit&eacute; n&rsquo;est pas qu&rsquo;une affaire de technique.</p>
<p>Issues de la sc&egrave;ne artistique d&rsquo;Osaka, Ras et Gaki ont collabor&eacute; sur des projets rock avant de tester une formule plus audacieuse centr&eacute;e sur le chant. Loin de l&rsquo;agitation m&eacute;diatique de Tokyo, Bakirinosu est un jeune groupe dont la candeur subjugue. Des voix d&rsquo;une belle simplicit&eacute;, spontan&eacute;es et apaisantes, qui oscillent entre souffle ethnique et comptine po&eacute;tique. Leur premier mini album Ironaki Sora, To Aoi Tsuki (Ciel Sans Couleur, Et Lune Bleue) est sorti sur le label Toka Jiku en 2005.</p>
<p>N&eacute;es respectivement en 1978 et 1980, Ras et Gaki forment Bakirinosu en 2003. Leur technique de chant est autodidacte, acquise en imitant des styles vocaux emprunt&eacute;s tant au rock, aux comptines qu&rsquo;&agrave; la tradition bulgare. De nature profane ou religieuse, d'ordinaire accompagn&eacute;s d'instruments et de percussions et bas&eacute;s sur le principe d'appel et de r&eacute;ponse (que l'on trouve &eacute;galement dans les traditions d'Afrique) les chants populaires japonais dont s&rsquo;inspirent ces artistes sont souvent n&eacute;s de phrases murmur&eacute;es &agrave; soi-m&ecirc;me pendant les travaux des champs. Au-del&agrave; des composantes de style et de technique, c'est surtout de cette conception du chant comme accompagnement et prolongement de la vie quotidienne dont se r&eacute;clame Bakirinosu, une mani&egrave;re de laisser parler le coeur pour tenter de d&eacute;crire une couleur, un nuage ou un ami.</p>
<p>Ras et Gaki cr&eacute;ent ainsi un univers sonore &agrave; mi-chemin entre la musique, le monde des hommes d'une part, et les sons ambiants de la nature, le myst&egrave;re d'un coeur animal d'autre part, brouillant les fronti&egrave;res de mani&egrave;re inextricable. Utilisant leurs voix comme instruments au sens large du terme (on notera que Gaki fait &eacute;galement partie d'un groupe exp&eacute;rimental jouant uniquement des sons concrets et field recordings &agrave; l'aide de samplers) elles nourrissent leur chant de soupirs, de rires d&eacute;ments et surtout d'une &eacute;coute attentive du silence.</p>
<p>Cette musique libre, a&eacute;rienne plut&ocirc;t que d&eacute;pouill&eacute;e, ne se fixe pas ais&eacute;ment &agrave; la m&eacute;moire de ses auditeurs. N'en subsistent que des souvenirs imaginaires et la caresse apaisante d'un souffl&eacute; inaudible tourbillonnant sans fin dans un recoin secret de la conscience.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Satoru Wono]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/654_satoru-wono]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/654_satoru-wono#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 03 Aug 2010 04:57:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/654_satoru-wono]]></guid>
                
                <description><![CDATA[<object width="425" height="350" data="http://www.youtube.com/v/e7JF-LHMrv4" type="application/x-shockwave-flash">
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Hyperactif &agrave; tendance schizophr&egrave;ne, Satoru Wono joue avec les extr&ecirc;mes et s&rsquo;amuse &agrave; brouiller les pistes. &Agrave; contre courant des modes et des mouvances, il revendique le statut de compositeur "&agrave; l&rsquo;ancienne" (&eacute;criture de partition) alors qu&rsquo;il s&rsquo;ing&eacute;nie &agrave; utiliser les outils de pointe pour repousser les limites de la cr&eacute;ation. Sans tomber dans les travers conceptuels, sa musique s&rsquo;adresse autant au corps qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;esprit. Cellules hypnotiques et d&eacute;corticage rythmique, Satoru Wono explore les chemins de traverse qui m&egrave;nent &agrave; la transe.</p>
<p>Satoru Wono est n&eacute; en 1964 et vit &agrave; Tokyo. Grand amateur de films hollywoodiens dans sa jeunesse, il s&rsquo;est laiss&eacute; s&eacute;duire par leur bande son. Lorsqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;universit&eacute; il d&eacute;couvre que celles-ci sont tr&egrave;s largement inspir&eacute;es des musiques modernes de la fin du 19e et du d&eacute;but du 20e si&egrave;cle, il se lance dans l&rsquo;&eacute;tude de la composition classique. Mais dans les ann&eacute;es 80 &agrave; Tokyo, on se passionne pour les nouvelles musiques &eacute;lectroniques et le jeune Satoru, qui s&rsquo;int&eacute;resse de plus en plus aux samplers, synth&eacute;tiseurs, s&eacute;quenceurs digitaux et autres appareils informatiques, passe ses nuits &agrave; danser dans les clubs branch&eacute;s de la ville.</p>
<p>En 1987, il obtient un prix de composition de l&rsquo;Association pour la Musique Japonaise Contemporaine et d&eacute;bute sa carri&egrave;re de compositeur. Apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es dans la musique exp&eacute;rimentale, il sort Sweet Science et El Ni&ntilde;o, fusion de l&rsquo;&eacute;lectronique et du &lsquo;latin pop&rsquo;. Parall&egrave;lement, il poursuit ses recherches exp&eacute;rimentales et &eacute;lectro-acoustiques dans Sauvage et Sonata for Sine Wave and White Noise. Professeur associ&eacute; &agrave; la facult&eacute; d&rsquo;art plastique de l&rsquo;universit&eacute; de Tama (Tokyo), il enseigne la musique et le cin&eacute;ma et est l&rsquo;auteur de plusieurs ouvrages sur la musique et les technologies.</p>
<p>Compositeur, DJ, &eacute;crivain et critique, producteur et arrangeur&hellip; c&rsquo;est en parcourant l&rsquo;abondante diversit&eacute; des oeuvres qu&rsquo;il a pu composer ou produire que l&rsquo;on prend la mesure de tout ce dont il est capable. Multipliant les casquettes, Satoru garde pourtant une approche atypique et une r&eacute;flexion personnelle sur son travail.</p>
<p>Satoru aime recycler et int&eacute;grer &agrave; ses propres pi&egrave;ces des sons habituellement utilis&eacute;s dans d&rsquo;autres formes de musique. Bien que travaill&eacute;es de fa&ccedil;on extr&ecirc;mement pr&eacute;cise, ses oeuvres n&rsquo;en sont pas moins terriblement jubilatoires. Figure essentielle de la sc&egrave;ne avant-gardiste nippone, il est par ailleurs directeur musical de Maywa Denki.</p>
<p>&copy; 2006 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Albane Laure</p>
<p>T&eacute;l&eacute;charger Satoru Wono sur : <a href="http://itunes.apple.com/us/artist/satoru-wono/id118019332?uo=4" target="_blank">iTunes</a>, <a href="https://www.beatport.com/en-US/html/content/release/catalog/?contextType=artists&amp;contextName=Satoru%20Wono&amp;contextEntityId=128824">Beatport</a>, <a href="http://www.junodownload.com/artists/Satoru+Wono/releases/">Juno Download</a></p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Yudaya Jazz]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/573_yudaya-jazz]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/573_yudaya-jazz#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 16:45:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/573_yudaya-jazz]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Et si la beaut&eacute; &eacute;clatait soudainement de la superposition d&rsquo;une vid&eacute;o de la chanteuse soul am&eacute;ricaine Minnie Riperton interpr&eacute;tant Loving You, superpos&eacute;e &agrave; une sc&egrave;ne du film Les Oiseaux d&rsquo;Alfred Hitchcock ? Que pourrait-il bien arriver en mixant le 45 tours d&rsquo;un enfant jouant du synth&eacute;tiseur analogique, avec une vid&eacute;o montrant un marchand des quatre-saisons de Sumatra qui vend ses l&eacute;gumes en pianotant sur un petit clavier en plastique&nbsp;? D&eacute;couvertes sensitives ou entrechoquement de signifiants&nbsp;? Ce sont ces moments de hasard magique que cherche l&rsquo;artiste vid&eacute;aste Dai Soma, plus connu sous le nom de Yudaya Jazz.</p>
<p>Yudaya Jazz mixe et synchronise des images et des sons &eacute;quip&eacute; d&rsquo;une paire de platines pour mixer des DVD, d&rsquo;une cam&eacute;ra et d&rsquo;un micro pour capter les invit&eacute;s &eacute;ventuels en temps r&eacute;el, et enfin d&rsquo;une paire d&rsquo;effets audiovisuels pour rehausser les &eacute;l&eacute;ments choisis. Ce dispositif lui permet d&rsquo;avoir au bout des doigts une palette d&rsquo;images, de sonorit&eacute;s et de textures d&rsquo;une vari&eacute;t&eacute; infinie. L&rsquo;action se passe toujours sur sc&egrave;ne et en public, rien n&rsquo;est r&eacute;p&eacute;t&eacute; ou pr&eacute;par&eacute;, car l&rsquo;instant exquis ne peut na&icirc;tre que d&rsquo;une situation fragile.</p>
<p>Dai Soma se souvient avoir &eacute;t&eacute; fascin&eacute; dans son enfance par un vieux conteur de Kamishibai (th&eacute;&acirc;tre de papier) qui improvisait ses histoires en faisant d&eacute;filer ses dessins devant les yeux des spectateurs &eacute;bahis. Plus tard, il se met &agrave; r&eacute;aliser ses propres films et &agrave; les diffuser dans un cin&eacute;ma qu&rsquo;il loue &agrave; Tokyo. Mais trouvant la r&eacute;p&eacute;tition de la m&ecirc;me projection extr&ecirc;mement ennuyeuse, il se met &agrave; jouer avec les effets sonores du film, causant d&eacute;sagr&eacute;ment des spectateurs et m&eacute;contentement du propri&eacute;taire. Obstin&eacute;, il continue dans cette direction et plonge dans les clubs tokyo&iuml;tes pour trouver un public &agrave; sa mesure.</p>
<p>Lors de ses performances audiovisuelles synchronis&eacute;es, Dai Soma est un spectateur du premier rang. Face aux images qu&rsquo;il manipule il cherche ce moment inattendu, cette variation subtile qui fera tout basculer. Il trouve sa force dans cette prise de risque, dans ce montage al&eacute;atoire. Amoureux de tous les supports, cassette audio, VHS, 45 tours, DVD ou fichier MPEG, Dai Soma n&rsquo;est pourtant pas un collectionneur obsessionnel. Il ne veut pas conceptualiser son travail et se moque de savoir si le r&eacute;sultat sera pop ou avant-garde, ce qui compte c&rsquo;est de provoquer ce mouvement esth&eacute;tique capable de surprendre son propre cr&eacute;ateur.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[YMCK]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/572_ymck]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/572_ymck#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 16:36:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/572_ymck]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>D&eacute;but 2008, YMCK deviennent un groupe de stature internationale. Leurs deux premiers albums Family Music (2004) et Family Racing (2005) sont sortis sur Usagi-Chang (Sonic Coaster Pop, Macdonald Duck Eclair, PINE*am)&nbsp;; un label ind&eacute;pendant repr&eacute;sentatif d&rsquo;une nouvelle sc&egrave;ne pop &eacute;lectronique japonaise, relais du mouvement &laquo;&nbsp;Shibuya-kei&nbsp;&raquo; sur le d&eacute;clin. YMCK cr&eacute;ent la surprise g&eacute;n&eacute;rale lorsqu&rsquo;ils annoncent la sortie de leur troisi&egrave;me album Family Genesis sur le label Avex Trax&nbsp;; une maison de disques japonaise &agrave; la puissance ph&eacute;nom&eacute;nale plut&ocirc;t orient&eacute;e J-pop grand public (Ayumi Hamasaki, Kumi Koda, Namie Amuro) que march&eacute; de niche pop &eacute;lectronique. Nouvelle strat&eacute;gie pour Avex&nbsp;? La nouvelle secoue les ind&eacute;pendants.</p>
<p>La console de jeux vid&eacute;o Famicom (Family Computer Disk System) est connue hors de l&rsquo;Asie sous l&rsquo;appellation NES (Nintendo Entertainment System). Elle repr&eacute;sente aujourd&rsquo;hui pour toute une g&eacute;n&eacute;ration de jeunes adultes &agrave; travers le monde un souvenir &eacute;dulcor&eacute; de leurs tendres ann&eacute;es&nbsp;: le charme d&rsquo;un monde pixellis&eacute; aux musiques monophoniques. Cet univers qui influence aujourd&rsquo;hui de nombreux cr&eacute;ateurs est symbolis&eacute; par le sobriquet &laquo;&nbsp;8-bit&nbsp;&raquo;, en hommage aux microprocesseurs des premiers ordinateurs et consoles de jeux vid&eacute;o des ann&eacute;es 1970-1980. Et c&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment cet univers 8-bit que YMCK s&rsquo;appliquent &agrave; d&eacute;velopper jusqu'&agrave; l&rsquo;infini.</p>
<p>Yokemura (programmation musicale), Nakamura (programmation visuelle) et Midori (chant et sc&eacute;nographie) sortent leur premier CD-R en 2003. Yokemura souhaite &agrave; l&rsquo;origine produire une musique &eacute;lectronique originale, mais fatigu&eacute; des fastes techno/ house en vogue &agrave; l&rsquo;&eacute;poque il choisit une toute autre direction. Il veut manipuler des sonorit&eacute;s simples, cr&eacute;er une musique &laquo;&nbsp;picopico&nbsp;&raquo;, pop et cliquetante. Il trouve alors dans l&rsquo;univers des jeux vid&eacute;o du d&eacute;but des ann&eacute;es 1980 la mati&egrave;re brute id&eacute;ale pour d&eacute;velopper son travail de composition. Malin, Yokemura ne tombe pas dans les clich&eacute;s &eacute;lectroniques car son influence principale, c&rsquo;est le jazz. Cette approche jazz propulse YMCK bien au-del&agrave; de ce que l&rsquo;univers des musiques des jeux vid&eacute;o peut laisser soup&ccedil;onner.</p>
<p>Les contraintes stimulent la cr&eacute;ativit&eacute;. Du choix de cette esth&eacute;tique sonore et visuelle limit&eacute;e, un monde fabuleux &eacute;merge de l&rsquo;imagination de YMCK. Des rythmiques ternaires au balanc&eacute; br&ucirc;lant soutiennent des chorus de synth&eacute;tiseurs en plastique aux envol&eacute;es majestueuses. Midori, avec le chic d&rsquo;une h&ocirc;tesse de l&rsquo;air en voyage dans l&rsquo;espace, compl&egrave;te cet ensemble de sa voix suave et vaporeuse. Mais la coh&eacute;rence extr&ecirc;me et la qualit&eacute; des visuels d&eacute;velopp&eacute;s par Nakamura laissent pr&eacute;sager que la musique n&rsquo;est que la premi&egrave;re &eacute;tape d&rsquo;un univers que YMCK maintiennent en perp&eacute;tuelle en expansion.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo : Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Tokyo Panorama Mambo Boys]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/571_tokyo-panorama-mambo-boys]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/571_tokyo-panorama-mambo-boys#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 16:27:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/571_tokyo-panorama-mambo-boys]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Les Tokyo Panorama Mambo Boys font figure de v&eacute;ritables outsiders. Ils distillent un singulier m&eacute;lange de bonne humeur, de musique &eacute;lectro et de&hellip; &laquo;&nbsp;mambo&nbsp;&raquo;&nbsp;!! Actifs individuellement dans de nombreux projets, les Tokyo Panorama Mambo Boys sont trois baroudeurs incorrigibles&nbsp;: Gonzalez Suzuki, animateur radio sur Love FM et leader/producteur du groupe club jazz Soul Bossa Trio&nbsp;; Paradise Yamamoto, premier P&egrave;re No&euml;l officiel du Japon et c&eacute;l&egrave;bre inventeur du Mambonsa&iuml;&nbsp;; et Comoesta Yaegashi, DJ pionnier japonais qui officie r&eacute;guli&egrave;rement aux c&ocirc;t&eacute;s de Yasuharu Konishi (Pizzicato Five) sur le label Readymade.</p>
<p>Les d&eacute;buts des Tokyo Panorama Mambo Boys remontent &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, 1986 pour &ecirc;tre pr&eacute;cis. Avec une formation pour le moins &eacute;trange&nbsp;(2 percussionnistes et un DJ), ils s&rsquo;attaquent &agrave; la sc&egrave;ne club tokyo&iuml;te et atteignent le hit-parade du classement Oricon (informations et statistiques sur l&rsquo;industrie musicale japonaise). L&rsquo;aventure dure 6 ans. En 1993, ils d&eacute;cident de faire une pause pour s&rsquo;occuper de leurs (nombreuses) autres activit&eacute;s. L&rsquo;ann&eacute;e 2008 marque leur grand retour. Tel un ph&eacute;nix exotique, les Tokyo Panorama Mambo Boys reprennent du service. Avec la m&ecirc;me bonhomie et une &eacute;nergie intacte, ils embrasent&nbsp;de nouveau&nbsp;les pistes de danse avec leur mambo rutilant et customis&eacute;.</p>
<p>Mambo&nbsp;? Damaso Perez Prado introduit le mambo au Japon au d&eacute;but des ann&eacute;es 1950, d&rsquo;abord sur disque, puis sur sc&egrave;ne lorsqu&rsquo;il visite l&rsquo;archipel pour la premi&egrave;re fois en 1959 et effectue quelques concerts m&eacute;morables dans les quartiers de Ginza et d&rsquo;Asakusa. Le mambo est un v&eacute;ritable raz-de-mar&eacute;e au Japon, m&ecirc;me la c&eacute;l&eacute;brissime chanteuse enka (chanson populaire japonaise) Hibari Misora m&acirc;tine ses m&eacute;lodies de rythmiques latines. L&rsquo;&eacute;nergie du mambo colle parfaitement &agrave; cette atmosph&egrave;re &laquo;&nbsp;trente glorieuses&nbsp;&raquo; du Japon d&rsquo;apr&egrave;s-guerre, le Japon de l&rsquo;&egrave;re Showa. Commence alors un v&eacute;ritable processus d&rsquo;hybridation qui durera jusqu'&agrave; l&rsquo;introduction du rock.</p>
<p>Ce qu&rsquo;il reste de cette &eacute;poque, c&rsquo;est le souvenir de cette &eacute;nergie, l&rsquo;ambiance extatique qui r&eacute;gnait dans les bars et les dancings de la capitale japonaise. C&rsquo;est justement cette &eacute;nergie que les Tokyo Panorama Mambo Boys veulent sublimer. Mais attention, ici aucune intention nostalgique, les Tokyo Panorama Mambo Boys s&rsquo;inqui&egrave;tent juste de&nbsp;la baisse de temp&eacute;rature dans la musique d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. O&ugrave; est pass&eacute;e cette folie myst&eacute;rieuse qui animait les artistes des ann&eacute;es 1960 ? Alors, les Tokyo Panorama Mambo Boys ressortent les congas du placard et enfilent leurs chemises &agrave; frou-frou et manches bouffantes pour accomplir une nouvelle mission&nbsp;: r&eacute;chauffer les c&oelig;urs.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Ruins Alone (Tatsuya Yoshida)]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/570_ruins-alone-tatsuya-yoshida]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/570_ruins-alone-tatsuya-yoshida#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 16:23:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/570_ruins-alone-tatsuya-yoshida]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Musicien tentaculaire, Tatsuya Yoshida commence la batterie au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980 pour devenir, 25 ans plus tard, une esp&egrave;ce de monstre polyrythmique &agrave; la respiration syncop&eacute;e. Adepte de musique progressive d&egrave;s le lyc&eacute;e, Tatsuya Yoshida &eacute;coute Genesis, Emerson Lake and Palmer, Camel et This Heat. Si l&rsquo;influence principale vient de Christian Vander, des chorus op&eacute;ratiques en Kobaien et des phras&eacute;s entrelac&eacute;s du groupe Magma, elle ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas l&agrave;. Tatsuya Yoshida prend au rock progressif son expressivit&eacute;, au jazz sa libert&eacute;, et emprunte au punk son &eacute;nergie pour cr&eacute;er une nouvelle musique, complexe et concentr&eacute;e.</p>
<p>Le milieu des ann&eacute;es 1980 donne naissance au fondement de la sc&egrave;ne ind&eacute;pendante et alternative japonaise. Tatsuya Yoshida joue d&eacute;j&agrave; dans le groupe YBO2 aux c&ocirc;t&eacute;s de Masashi Kitamura et K.K. Null (Zeni Geva) lorsqu&rsquo;il cr&eacute;e un duo, juste avec une basse et une batterie, les Ruins en 1985. Quatre bassistes se succ&egrave;dent : Hideki Kawamoto, Kazuyoshi Kimoto, Ryuichi Masuda et enfin Hisashi Sasaki. Avec le d&eacute;part du dernier bassiste, Tatsuya Yoshida se met en qu&ecirc;te du nouveau pr&eacute;tendant, mais abandonne faute de candidat &agrave; la hauteur. La musique des Ruins est devenue tellement complexe que les machines &eacute;lectroniques deviennent le partenaire de jeu id&eacute;al pour Tatsuya Yoshida.</p>
<p>Ruins se transforme alors en &laquo;&nbsp;Ruins Alone&nbsp;&raquo;, mais l&rsquo;intention reste la m&ecirc;me. La musique des Ruins est comme du sirop ou comme un alcool fort tellement concentr&eacute; qu&rsquo;on le boit en faisant la grimace. Ruins est un laboratoire pour Tatsuya Yoshida, une interface directe entre son cerveau et ses baguettes. Avec un seul album des Ruins on pourrait composer 15 disques de rock, juste en rajoutant un peu d&rsquo;eau gazeuse. Chaque composition pourrait se d&eacute;velopper dans de multiples directions. Tatsuya Yoshida intervient dans plus de 20 groupes simultan&eacute;ment pour donner l&rsquo;espace n&eacute;cessaire &agrave; sa cr&eacute;ativit&eacute; sans bornes.</p>
<p>Tatsuya Yoshida a collabor&eacute; avec les plus grands improvisateurs&nbsp;comme John Zorn, Fred Frith ou Derek Bailey. Aujourd'hui outre le projet Ruins Alone Tatsuya Yoshida est le compositeur et batteur de Korekyojinn, trio instrumental qui pousse la complexit&eacute; polyrythmique dans ses derniers retranchements, et de l&rsquo;ensemble Koenji Hyakkei, formation quasi-orchestrale qui construit un pont entre la musique contemporaine et le rock progressif. Pendant ses loisirs, Monsieur Yoshida&nbsp;photographie des cailloux de mani&egrave;re compulsive. Il parcourt le monde &agrave; la recherche de la beaut&eacute; min&eacute;rale de statues monumentales, et de l&rsquo;&eacute;nergie myst&eacute;rieuse de rochers mill&eacute;naires.</p>
<p>&copy; 2008 texte&nbsp;: Franck Stofer, photo&nbsp;: Eric Bossick</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Project Oh!Yama]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/569_project-ohyama]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/569_project-ohyama#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 16:18:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/569_project-ohyama]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Bien qu&rsquo;ayant toutes commenc&eacute; l&rsquo;apprentissage de la danse classique tr&egrave;s t&ocirc;t, les 5 jeunes femmes qui composent la compagnie Project Oh!Yama ne sont pas des petits rats de l&rsquo;Op&eacute;ra. Elles ont toujours d&eacute;sir&eacute; garder une distance entre cet art et leur carri&egrave;re professionnelle, comme si cette s&eacute;paration leur permettait de conserver intact le plaisir de danser. Elles se sont connues sur les bancs de l&rsquo;universit&eacute;, cursus &laquo;&nbsp;Litt&eacute;rature et &eacute;ducation&nbsp;&raquo;, d&eacute;partement &laquo;&nbsp;Art, expression, activit&eacute;s&nbsp;&raquo;, option &laquo;&nbsp;Enseignement chor&eacute;graphique&nbsp;&raquo;. Elles ne sont donc pas l&agrave; tout &agrave; fait par hasard. Cela dit, le Project Oh!Yama a d&rsquo;abord &eacute;t&eacute; con&ccedil;u comme un projet entre copines, histoire de garder contact apr&egrave;s la fac.</p>
<p>Yuri Furuie, chor&eacute;graphe du Project&nbsp;Oh!Yama, aime cr&eacute;er. Des livres d&rsquo;images, des petites m&eacute;lodies au piano, des chor&eacute;graphies, peu importe, l&rsquo;acte cr&eacute;atif est n&eacute;cessaire. Avec une approche presque sociale de l&rsquo;art, Yuri Furuie dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je n&rsquo;ai jamais pens&eacute; que l&rsquo;&acirc;ge ou l&rsquo;inexp&eacute;rience puissent &ecirc;tre des handicaps&nbsp;; rien n&rsquo;emp&ecirc;che personne de cr&eacute;er quoi que ce soit &raquo;. Le point de d&eacute;part de ses cr&eacute;ations chor&eacute;graphiques provient souvent de sensations ou d&rsquo;images&nbsp;: &laquo;&nbsp;deux crabes coinc&eacute;s n&rsquo;arrivent pas &agrave; sortir&nbsp;&raquo;, par exemple. Alors les filles s&rsquo;en amusent, inventent des poses, les mouvements apparaissent et l&rsquo;intention chor&eacute;graphique se r&eacute;v&egrave;le&nbsp;: s&eacute;lection du geste, contr&ocirc;le du rendu, encha&icirc;nements et travail de montage.</p>
<p>Encore une fois, la peur de conceptualiser est pr&eacute;sente chez Project Oh!Yama. Comme si fixer des mots sur un travail &eacute;tait d&rsquo;embl&eacute;e une limitation, comme jeter un filet sur l&rsquo;imaginaire. Le propos de Yuri Furuie est pourtant clair : &laquo;&nbsp;Je cherche seulement &agrave; produire des &eacute;v&eacute;nements inattendus sur sc&egrave;ne, &agrave; donner &agrave; voir au public des choses qu&rsquo;il ne peut voir dans la vie quotidienne, &agrave; r&eacute;veiller les gens qui s&rsquo;endorment&nbsp;! &raquo; Pas vraiment de dimension critique dans certaines pitreries sc&eacute;niques alors, ou en tout cas pas de mani&egrave;re consciente.</p>
<p>Pourtant l&rsquo;impact chor&eacute;graphique du Project Oh!Yama sur sc&egrave;ne est ind&eacute;niable. Vitesse et pr&eacute;cision du corps,&nbsp;l&rsquo;orchestration des mouvements est sans faille. L&rsquo;esprit est vif et l&rsquo;humour p&eacute;tillant. D&eacute;pouillement sc&eacute;nographique extr&ecirc;me, elles ne cherchent pas &agrave; dissimuler leurs &eacute;ventuelles faiblesses derri&egrave;re un quelconque ornement. L&rsquo;expressivit&eacute; est directe et franche, l&rsquo;impact frontal. Les images d&eacute;filent &agrave; vive allure sous nos yeux &eacute;bahis et les situations s&rsquo;enchev&ecirc;trent jusqu'&agrave; l&rsquo;absurde. &Agrave; se demander finalement si les filles du Project Oh!Yama ne seraient pas, par quelque myst&eacute;rieuse filiation, les directes h&eacute;riti&egrave;res de Dada.</p>
<p>Texte : Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo : Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Picopico]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/567_picopico]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/567_picopico#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:59:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/567_picopico]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Picopico est un artiste cr&eacute;ateur de monstres dits &laquo;&nbsp;kaiju&nbsp;&raquo;. Le sens du mot &laquo;&nbsp;kaiju&nbsp;&raquo; se forge dans le Japon de l&rsquo;&egrave;re Edo au 17e et 18e si&egrave;cle, o&ugrave; l&rsquo;on utilise ce terme pour d&eacute;signer des animaux &eacute;tranges et fantastiques, dou&eacute;s de pouvoirs magiques. Aujourd&rsquo;hui, par &laquo;&nbsp;kaiju&nbsp;&raquo; on entend un animal imaginaire, en g&eacute;n&eacute;ral de grande taille. Le point de d&eacute;part du &laquo;&nbsp;kaiju&nbsp;&raquo; moderne au Japon est le premier Godzilla en 1954, suivi de la s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e Ultraman &agrave; la fin des ann&eacute;es 1960. Les ann&eacute;es 1970 seront marqu&eacute;es par un &laquo;&nbsp;kaiju boom&nbsp;&raquo; &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision.&nbsp;&nbsp;</p>
<p>&Eacute;tudiant en litt&eacute;rature japonaise, Picopico se met presque par hasard &agrave; fabriquer de petits personnages en p&acirc;te &agrave; modeler, puis finalement des monstres en peluche qu&rsquo;il r&eacute;unit lors d&rsquo;une premi&egrave;re exposition. Il s&rsquo;agit plus d&rsquo;un glissement qu&rsquo;un d&eacute;clic, rien de traumatique ou d&rsquo;obsessionnel dans cette monstrueuse pratique plastique. Juste une furieuse envie de fabriquer des choses qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais vues. Depuis 5 ans, Picopico tient consciencieusement un carnet de croquis dans lequel il dessine un &laquo;&nbsp;kaiju&nbsp;&raquo; chaque jour pour se tenir en forme, pour muscler son imagination.</p>
<p>Les monstres de Picopico naissent ici-bas. Ce ne sont ni des cr&eacute;atures extra-terrestres, ni des personnages fantastiques. Ils ont chacun leur caract&egrave;re et leur sp&eacute;cificit&eacute;. Prenons les monstres &laquo;&nbsp;Beckos&nbsp;&raquo; et &laquo; Neba&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;Le nom &laquo;&nbsp;Beckos&nbsp;&raquo; vient d&rsquo;un dialecte du nord du Japon qui signifie &laquo;&nbsp;vache&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est un monstre cornu. Beckos est tr&egrave;s proche de moi, j&rsquo;aime sa couleur bleue, sa forme, pas extr&ecirc;me, plut&ocirc;t standard. Mais sa langue est longue, comme celle des dieux de Papouasie Nouvelle-Guin&eacute;e. Le monstre &laquo;&nbsp;Nattokaiju Neba&nbsp;&raquo;, lui, il pue et il colle, c&rsquo;est sa particularit&eacute;&nbsp;! C&rsquo;est parce qu&rsquo;il est fait en natto (graines de soja ferment&eacute;es)!&nbsp;&raquo; dit Picopico.</p>
<p>Les monstres &laquo;&nbsp;kaiju&nbsp;&raquo; de Picopico ne sont pas m&eacute;chants. Ils vivent hors des concepts du bien et du mal, de la justice et de l&rsquo;injustice con&ccedil;us par l&rsquo;homme. &laquo;&nbsp;Un &eacute;norme &laquo;&nbsp;kaiju&nbsp;&raquo; &eacute;crase des immeubles et des gens en se promenant, mais il le fait sans aucune m&eacute;chancet&eacute;, il ne fait que marcher &raquo; explique Picopico. Pour les enfants comme pour les adultes, les monstres excitent certaines passions&nbsp;: la peur chez les enfants, le go&ucirc;t de l&rsquo;&eacute;trange chez les adultes. Mais le monstre amuse et intrigue tout le monde, de sa seule pr&eacute;sence &eacute;mane une force incroyable.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Paradise Yamamoto]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/566_paradise-yamamoto]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/566_paradise-yamamoto#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:54:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/566_paradise-yamamoto]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Paradise Yamamoto est un singulier personnage. N&eacute; en 1962 &agrave; Sapporo dans la pr&eacute;fecture d&rsquo;Hokkaido au nord du Japon, il commence sa carri&egrave;re comme styliste automobile mais bascule rapidement vers une demi-douzaine d&rsquo;autres sp&eacute;cialit&eacute;s. Ma&icirc;tre &egrave;s Mambonsa&iuml; bien entendu, mais aussi expert en sels de bains, critique de buffets &agrave; volont&eacute; &laquo;&nbsp;de luxe&nbsp;&raquo;, fin connaisseur de gyoza (raviolis chinois) et surtout, premier P&egrave;re No&euml;l du Japon adoub&eacute; par l&rsquo;Association Officielle des P&egrave;res No&euml;l bas&eacute;e au Groenland. Une carri&egrave;re atypique que Paradise Yamamoto cultive avec son caract&egrave;re d&rsquo;esth&egrave;te et sa bonhomie naturelle.</p>
<p>Le Mambonsa&iuml; est un nouveau loisir cr&eacute;atif qui consiste &agrave; d&eacute;corer un bonsa&iuml; en y int&eacute;grant des petits personnages en plastique. Les bonsa&iuml;s, ces arbres nains ligatur&eacute;s et cultiv&eacute;s en pot font partie du patrimoine culturel japonais, ce qui pousse les puristes &agrave; qualifier le Mambonsa&iuml; de simple h&eacute;r&eacute;sie. Mais cette pratique n&rsquo;est finalement pas aussi saugrenue. &Agrave; l&rsquo;instar des personnages que l&rsquo;on place strat&eacute;giquement dans le paysage d&rsquo;une maquette de train &eacute;lectrique, le Mambonsa&iuml; demande de l&rsquo;imagination et un certain art de la sc&eacute;nographie. Le but est de recr&eacute;er une tranche de vie, ordinaire ou insolite, inspir&eacute;e par les formes de l&rsquo;arbre atrophi&eacute;.</p>
<p>Le Mambonsa&iuml; a remport&eacute; le Prix de la Meilleure Id&eacute;e d&eacute;cern&eacute; par la Japan Hobby Association en 2001 et depuis ne cesse de faire des nouveaux adeptes &agrave; travers le monde. Activit&eacute; cr&eacute;ative permettant d&rsquo;&eacute;vacuer le poids de la tradition qui p&egrave;se sur l&rsquo;art du bonsa&iuml;, le Mambonsa&iuml; se pratique &agrave; tout &acirc;ge, sans connaissance technique particuli&egrave;re et avec une dose de bonne humeur. Issu de l&rsquo;imagination fertile de Paradise Yamamoto, percussionniste du groupe Tokyo Panorama Mambo Boys, &laquo;&nbsp;Mambonsa&iuml; &raquo; est un mot-valise refl&eacute;tant sa passion pour deux univers antinomiques&nbsp;: le mambo et les bonsa&iuml;s. Ma&icirc;tre du Mambonsa&iuml;, Paradise Yamamoto appara&icirc;t r&eacute;guli&egrave;rement sur les &eacute;crans de la t&eacute;l&eacute; japonaise pour partager son enthousiasme en public.</p>
<p>Plusieurs ouvrages ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s autour de l&rsquo;art espi&egrave;gle du Mambonsa&iuml;. Les photographies de ces mises en sc&egrave;nes bucoliques sont un vrai d&eacute;lice. On y retrouve par exemple dans &laquo;&nbsp;Hole in One&nbsp;&raquo; une &eacute;quipe de golfeurs en pleine action sur un tapis de mousse v&eacute;g&eacute;tale, dans &laquo;&nbsp;Capturing Bin Laden ~ Just &lsquo;Round the Corner&nbsp;&raquo; la capture de l&rsquo;ennemi public num&eacute;ro 1 au sommet d&rsquo;un rocher miniaturis&eacute;, ou encore dans &laquo;&nbsp;2020 A Space Odyssey&nbsp;&raquo; une &eacute;quipe de scientifiques v&ecirc;tus de tenues anti-bact&eacute;riologiques analysant de gros champignons extraterrestres.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Kicell]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/565_kicell]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/565_kicell#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:40:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/565_kicell]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Kicell est un voyage, un r&ecirc;ve. Une musique pop folk qui nous emm&egrave;ne vers une destination inconnue, aux confins d&rsquo;une m&eacute;moire que le temps efface. Allons d&icirc;ner avec la mort pour r&eacute;sister au bleu &eacute;crasant du ciel. Kicell d&eacute;crit un univers onirique et surr&eacute;aliste, une promenade lyrique et &eacute;pique. Les compositions sont harmonieuses et chaloup&eacute;es, avec en filigrane une rythmique mesur&eacute;e qui pousse cette musique vers des sommets &eacute;motionnels. Le trait distinctif de Kicell est avant tout le timbre de&nbsp;la voix de Takefumi Tsujimura, une voix reconnaissable entre mille, claire et fragile, l&eacute;g&egrave;rement pastel mais fine et pr&eacute;cise comme la pointe d&rsquo;une aiguille.</p>
<p>Kicell c&rsquo;est deux fr&egrave;res&nbsp;: le grand, Takefumi Tsujimura (chant, guitare) et le petit, Tomoharu Tsujimura (chant, basse et scie musicale). Takefumi est introverti et profond, alors que Tomoharu est plut&ocirc;t distrait mais d&eacute;licat. Takefumi enregistrait d&eacute;j&agrave; ses compositions sur son quatre pistes en doublant sa voix quand ils ont commenc&eacute; &agrave; jouer ensemble, vers 1999. Les voix tr&egrave;s proches des deux fr&egrave;res donnent cet &eacute;quilibre vocal parfait si caract&eacute;ristique des chansons de Kicell. Les histoires passionnelles &eacute;crites par Takefumi sont arrang&eacute;es fa&ccedil;on pop exp&eacute;rimentale par Tomoharu. Ce rapport s&eacute;paration/fusion fraternel est incontestablement la force de Kicell.</p>
<p>Depuis octobre 2000, date &agrave; laquelle ils ont quitt&eacute; leur Kyoto natale pour l&rsquo;urbaine Tokyo, Kicell a produit 5 albums d&eacute;passant chacun les 20.000 copies vendues. Le dernier en date, &laquo;&nbsp;Magic Hour&nbsp;&raquo; (2008) sorti sur le label Kakubarhythm (Sakerock, Illreme) est d&rsquo;une beaut&eacute; tragique. Un opus post-pop remarquablement produit, une r&eacute;ussite. Un troisi&egrave;me membre discret rejoint&nbsp;parfois le duo sur disque et en concert, c&rsquo;est Emerson Kitamura (Jagatara, Mute Beat). Emerson ajoute une tr&egrave;s l&eacute;g&egrave;re touche dub &agrave; la musique de Kicell avec quelques lignes m&eacute;lodiques d&rsquo;une incroyable justesse.</p>
<p>Kicell a &eacute;t&eacute; invit&eacute; par le c&eacute;l&egrave;bre artiste plasticien/entrepreneur otaku Takashi Murakami pour jouer &agrave; New York en 2005, pourtant leur reconnaissance reste tr&egrave;s &laquo;&nbsp;domestique&nbsp;&raquo;. On sent chez Kicell un petit manque de confiance en soi, comme si leurs influences (Robert Wyatt, Sigur R&oacute;s ou Young Marble Giants) risquaient de les trahir &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Forc&eacute;ment, il est difficile de se rendre compte de sa propre originalit&eacute;. Mais il est temps pour Kicell de sortir du Japon et de se confronter &agrave; un nouveau public. Les r&eacute;actions ne pourront &ecirc;tre que positives tant la qualit&eacute; de leur musique est irr&eacute;prochable et aventureuse. Un nouveau d&eacute;part pour Kicell&nbsp;?</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Kentaro!!]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/564_kentaro]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/564_kentaro#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:36:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/564_kentaro]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Kentaro!! cr&eacute;e la surprise en remportant le Prix du Jeune Chor&eacute;graphe d&eacute;cern&eacute; par l&rsquo;Ambassade de France au concours Yokohama Dance Collection R2008, et rafle aussi coup sur coup le Prix Sp&eacute;cial du Jury et le Prix du Public au Toyota Choreography Award 2008. Avec ses cheveux d&eacute;color&eacute;s, ses fringues de skateboarder et son allure faussement nonchalante, Kentaro!! est un jeune danseur qui perturbe aujourd&rsquo;hui les rep&egrave;res du monde de la danse contemporaine &agrave; Tokyo. &laquo;&nbsp;Expressivit&eacute; directe&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;spiritualit&eacute; crue&nbsp;&raquo;, m&ecirc;me les critiques n&rsquo;ont plus assez de mots &agrave; leur vocabulaire pour d&eacute;crire ce nouveau ph&eacute;nom&egrave;ne. Impr&eacute;gn&eacute; de culture urbaine &eacute;lectronique, Kentaro!! r&eacute;ussit un parcours sans faute qui l&rsquo;am&egrave;ne depuis quelques mois &agrave; danser sur les sc&egrave;nes les plus en vue.</p>
<p>Le virus de la danse le prend tr&egrave;s jeune, alors qu&rsquo;il regarde l&rsquo;&eacute;mission t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e &laquo;&nbsp;Dance Koshien&nbsp;&raquo; pr&eacute;sent&eacute;e par Takeshi Kitano et qui met en comp&eacute;tition de jeunes lyc&eacute;ens dans un contexte street dance. Kentaro!! n&rsquo;a que 11 ans mais d&eacute;cide qu&rsquo;il sera danseur. Il s&rsquo;entra&icirc;ne inlassablement devant une vid&eacute;o de Michael Jackson dont il imite les mouvements devant sa t&eacute;l&eacute;. Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, le hip-hop et le break beat viennent tout juste d&rsquo;&ecirc;tre introduits au Japon. Kentaro!! d&eacute;niche le seul studio &agrave; Tokyo qui propose des cours de danse hip-hop, mais avide d&rsquo;apprendre il s&rsquo;initie &eacute;galement aux styles house et lock dance&nbsp;; il a 13 ans.</p>
<p>Rapidement, il se construit de solides bases techniques. Pendant son adolescence, ses go&ucirc;ts s&rsquo;affinent et il creuse cette culture am&eacute;ricaine pour se nourrir de musiques provenant de la sc&egrave;ne hip-hop new yorkaise&nbsp;: Jungle Brothers, De La Soul, A Tribe Called Quest. Mais ce faisant, il prend conscience qu&rsquo;il doit trouver sa propre originalit&eacute;. Kentaro!! n&rsquo;est pas un noir am&eacute;ricain issu du ghetto, il est japonais, et il doit savoir jouer avec son physique, son gabarit.</p>
<p>Kentaro!! m&ecirc;le la technique hip-hop &agrave; une certaine spiritualit&eacute; japonaise, il adapte les motifs et int&egrave;gre la gestuelle des rappeurs dans la danse, sans perdre de vue sa propre culture et son identit&eacute;. Musicalement tr&egrave;s pointu et dot&eacute; d&rsquo;une technique sans faille, Kentaro!! projette son corps dans un tourbillon sonore aux accents &eacute;lectroniques, pop rock et hip-hop. Le son n&rsquo;est plus l&agrave; pour soutenir le geste, ses mouvements p&eacute;n&egrave;trent litt&eacute;ralement la musique, comme l&rsquo;aiguille d&rsquo;une platine s&rsquo;enfonce dans le microsillon d&rsquo;un disque vinyle.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Kan Mikami]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/563_kan-mikami]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/563_kan-mikami#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:30:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/563_kan-mikami]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Kan Mikami chante la tristesse, brute et universelle, celle que l&rsquo;on retrouve dans le fado ou dans le blues. Sa voix prend aux tripes et r&eacute;sonne comme le hurlement du vent. R&eacute;sultat d&rsquo;un lent processus de maturation, parfois sous les lumi&egrave;res, parfois dans la p&eacute;nombre, les ballades de Kan Mikami sont devenues immuables. Le son clair de sa guitare &eacute;lectroacoustique tranche avec sa voix puissante et l&eacute;g&egrave;rement &eacute;raill&eacute;e, comme bless&eacute;e d&rsquo;innombrables d&eacute;chirures.</p>
<p>Le 14 septembre 1968, Kan Mikami d&eacute;barque en train &agrave; Tokyo de sa province natale d&rsquo;Aomori. Il &eacute;crit de la po&eacute;sie contemporaine et veut publier un bouquin. En attendant, il distribue des journaux, une cr&ecirc;te de Mohican sur la t&ecirc;te. Un jour, en r&eacute;ponse &agrave; un patron de bar intrigu&eacute; par sa d&eacute;gaine lui demandant s&rsquo;il sait chanter, Kan Mikami prend sa guitare et fait pleurer toute la salle. Ensuite les choses s&rsquo;encha&icirc;nent, r&eacute;voltes &eacute;tudiantes, les barricades, le c&eacute;l&egrave;bre festival folk de Nakatsukawa en 1971 o&ugrave; Kan Mikami joue devant 30.000 personnes. Ces premi&egrave;res ann&eacute;es sont fastes, il signe sur la major du disque Columbia puis Victor et publie une douzaine de disques. Mais Kan Mikami a mang&eacute; son pain blanc&nbsp;; &agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, une fois&nbsp;leur dipl&ocirc;me en poche les &eacute;tudiants deviennent salarymen et les occasions de jouer se font rares.</p>
<p>Une longue p&eacute;riode d&rsquo;introspection musicale commence avec les ann&eacute;es 1980. Pendant 10 longues ann&eacute;es Kan Mikami joue exactement le m&ecirc;me r&eacute;pertoire, 1 fois par mois au Mandala-2, un petit club du quartier de Kichijoji. Il ne veut pas quitter son petit bout de monde. Cette p&eacute;riode difficile l&rsquo;am&egrave;ne &agrave; trouver l&rsquo;essence m&ecirc;me de sa pratique musicale. &Agrave; la fin des ann&eacute;es 80, un alter ego am&eacute;ricain vient le retrouver, John Zorn, puis Yoshihide Otomo et plus tard Keiji Haino et Motoharu Yoshizawa. Ils l&rsquo;aideront tous &agrave; franchir le pas pour finalement produire de nouveaux albums sur le label ind&eacute;pendant PSF et sortir de l&rsquo;ombre progressivement.</p>
<p>La litt&eacute;rature occupe une place importante dans la jeunesse de Kan Mikami. Le surr&eacute;alisme, la Beat Generation, Jean Genet, Jean-Paul Sartre et Simone De Beauvoir, Shuji Terayama, autant de r&eacute;v&eacute;lations et d&rsquo;influences. Mais Kan Mikami dit&nbsp;: &laquo;&nbsp;Avec la musique, j&rsquo;ai d&eacute;couvert qu&rsquo;avant les mots, ce sont les sons qui cr&eacute;ent le monde, en dehors du langage, avant lui. (&hellip;) Le langage vient au secours du son, et non l&rsquo;inverse. Mes po&egrave;mes aujourd&rsquo;hui n&rsquo;ont plus besoin d&rsquo;&ecirc;tre compris.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Erina Koyama]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/562_erina-koyama]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/562_erina-koyama#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:25:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/562_erina-koyama]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Entre comptines enfantines et grandes envol&eacute;es lyriques, les chansons d&rsquo;Erina Koyama sont des exp&eacute;riences intimes. Elle cr&eacute;e un &eacute;quilibre instable issu de composantes contradictoires, se permet toutes les extravagances musicales avec science harmonique et raffinement. Des oscillations &agrave; l&rsquo;amplitude inqui&eacute;tante se transforment en gouttelettes lumineuses au simple contact de sa voix, un souffle r&eacute;g&eacute;n&eacute;rateur &eacute;mane de ses compositions &eacute;lectroniques. Erina Koyama puise la force de son inspiration &agrave; la source d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments naturels, dans les profondeurs des oc&eacute;ans ou dans l&rsquo;immensit&eacute; du ciel.</p>
<p>La carri&egrave;re musicale d&rsquo;Erina Koyama d&eacute;marre sur les chapeaux de roues en 2004, apr&egrave;s avoir post&eacute; une cassette d&eacute;mo pour participer aux auditions radiophoniques que Ryuichi Sakamoto anime dans son &eacute;mission &laquo;&nbsp;Radio Sakamoto&nbsp;&raquo; sur J-Wave FM. A l&rsquo;&eacute;coute du titre &laquo;&nbsp;Dance with Tarantula&nbsp;&raquo; ce dernier s&rsquo;&eacute;prend de la musique d&rsquo;Erina Koyama et lui donne le coup de pouce n&eacute;cessaire pour propulser sa carri&egrave;re professionnelle. Apr&egrave;s le mini-album &laquo;&nbsp;Inly&nbsp;&raquo; et son premier album &laquo;&nbsp;Vividrop&nbsp;&raquo; qui sortent en 2007 sur Rhythm Zone (groupe Avex), son deuxi&egrave;me album &laquo;&nbsp;Nommo&nbsp;&raquo; sort sur Commmons, label dirig&eacute; par Ryuichi Sakamoto (mais toujours groupe Avex).</p>
<p>Erina Koyama commence &agrave; avoir envie de chanter vers l&rsquo;&acirc;ge de 20 ans. Elle travaille dans un club de jazz et chante r&eacute;guli&egrave;rement dans un groupe R&amp;B, mais cette exp&eacute;rience s&rsquo;av&egrave;re infructueuse et source de frustrations artistiques. Elle &eacute;prouve le besoin de manipuler la musique, de trouver une palette sonore plus large. Elle d&eacute;couvre alors le potentiel cr&eacute;atif de la musique assist&eacute;e par ordinateur (DTM ou Desk Top Music) et y plonge litt&eacute;ralement. Elle proc&egrave;de par t&acirc;tonnement pendant quelques ann&eacute;es jusqu'&agrave; atteindre la ma&icirc;trise de l&rsquo;outil DTM et une pleine satisfaction artistique. Erina Koyama est une jeune femme d&eacute;termin&eacute;e.</p>
<p>Auteur, compositeur, interpr&egrave;te, Erina Koyama s&rsquo;occupe &eacute;galement des arrangements, de l&rsquo;enregistrement et du mixage de ses chansons. Mais exigeante et perfectionniste, elle ne veut pas reproduire sur sc&egrave;ne la m&ecirc;me chose que sur disque et arrange alors un spectacle enti&egrave;rement acoustique, accompagn&eacute;e d&rsquo;une joueuse de harpe irlandaise et d&rsquo;un guitariste. Erina Koyama veut produire une musique vaste et originale, &agrave; l&rsquo;impact puissant, mais dot&eacute;e d&rsquo;une l&eacute;g&egrave;re touche de spiritualit&eacute; japonaise. Dans une de ses premi&egrave;res chansons &laquo;&nbsp;Hana Uta&nbsp;&raquo; elle &eacute;voque le caract&egrave;re &eacute;ph&eacute;m&egrave;re de la beaut&eacute; &agrave; travers des sonorit&eacute;s figuratives aux motifs floraux &laquo;&nbsp;hirarita hirari&nbsp;&raquo;, puis t&eacute;moigne de la simplicit&eacute; de sa propre existence et de la clart&eacute; du ciel.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[Doddodo]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/561_doddodo]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/561_doddodo#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:14:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/561_doddodo]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Cette jeune fille d&rsquo;Osaka au pseudo dodelinant est une furie. Simplement arm&eacute;e de ses deux samplers, elle chante sur sc&egrave;ne &agrave; gorge d&eacute;chir&eacute;e, sensations imm&eacute;diates et confuses. Avec ses cheveux relev&eacute;s en palmier et son visage grim&eacute; de noir charbon, elle joue avec son image alternant face de harpie et frimousse de jeune fille. Doddodo d&eacute;voile une face cach&eacute;e de la f&eacute;minit&eacute;, elle ne joue pas sur le registre beaut&eacute; fragile, mais force r&eacute;g&eacute;n&eacute;ratrice d&rsquo;une femme-enfant &agrave; la d&eacute;couverte du monde. Sur le plateau, une table et une chaise sur lesquelles elle grimpe sauvagement. Jeu sc&eacute;nique troublant o&ugrave; le simple acte de se lever prend du sens.</p>
<p>Sur sc&egrave;ne c&rsquo;est le black-out, elle ne contr&ocirc;le plus les &eacute;motions qu&rsquo;elle transmet. Elle chante&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai ma s&egrave;ve &agrave; te donner si tu as faim, je peux t&rsquo;emmener sur des hauteurs d&rsquo;o&ugrave; tu pourras voir des choses&hellip;&nbsp;&raquo; La fureur qu&rsquo;elle d&eacute;gage en concert n&rsquo;est ni consciente, ni r&eacute;fl&eacute;chie, une simple envie d&rsquo;exploser, de l&acirc;cher prise. La puissance de Doddodo est myst&eacute;rieuse, presque chamanistique et vers&eacute;e dans le hip-hop old school. Si elle appartient &agrave; une sc&egrave;ne musicale, c&rsquo;est d&rsquo;abord celle d&rsquo;Osaka, punk et psych&eacute;d&eacute;lique, qui fait cycliquement parler d&rsquo;elle. Il y a forc&eacute;ment les Boredoms au d&eacute;part, Pavement aussi, mais ses influences elle les construit en temps r&eacute;el.</p>
<p>Amie proche de Baiyon, Maruosa, DJ Mighty Mars, Oshiri PenPenz ou Afrirampo avec qui elle collabore occasionnellement (dans les groupes Fantaji Nakama ou HanHan Neko Musume), Doddodo est un projet solo commenc&eacute; au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000 avec une envie acharn&eacute;e de &laquo;&nbsp;faire&nbsp;&raquo; de la musique. Elle construit ses m&eacute;lodies au clavier avant d&rsquo;y int&eacute;grer ses samples, sortes de hachoirs rythmiques habilement d&eacute;nich&eacute;s au d&eacute;tour de divers CD achet&eacute;s ou emprunt&eacute;s. Le chant vient beaucoup plus tard, un soir de 2006 lorsqu&rsquo;elle rentre chez elle en v&eacute;lo en fredonnant les m&eacute;lodies jou&eacute;es dans la journ&eacute;e.</p>
<p>Si les sonorit&eacute;s ethniques sont pr&eacute;sentes dans la musique de Doddodo, il n&rsquo;y a pas derri&egrave;re cela de conceptualisation particuli&egrave;re, l&agrave; on est dans le sensitif pur. Doddodo fait ce qui lui pla&icirc;t. Aussi efficace qu&rsquo;un crochet du droit, sa musique coupe le souffle. Elle n&rsquo;est pas encombr&eacute;e de figures de style, elle n&rsquo;est pas engonc&eacute;e de r&eacute;f&eacute;rences, elle ne se la joue pas, elle ne pose pas. La musique de Doddodo est directe, un peu absurde parfois et finalement hip-hop par hasard, mais furieusement jaillissante.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
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                <title><![CDATA[De De Mouse]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/560_de-de-mouse]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/560_de-de-mouse#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:05:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/560_de-de-mouse]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Musique &eacute;lectronique empreinte d&rsquo;une certaine nostalgie, De De Mouse &eacute;voque les souvenirs de son enfance avec une imagerie cr&eacute;pusculaire et cosmique. Une voix androgyne g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par ordinateur entonne une louange imaginaire alors qu&rsquo;une rythmique mart&egrave;le une cadence mesur&eacute;e. Des arrangements m&eacute;lodiques tr&egrave;s chics sont ex&eacute;cut&eacute;s au clavier et en direct par Daisuke Endo, le cerveau derri&egrave;re ce projet au surnom de la famille des murid&eacute;s. Les m&eacute;lop&eacute;es &eacute;lectriques charg&eacute;es positivement et les orchestrations chatoyantes ont r&eacute;ussi &agrave; propulser De De Mouse au firmament de la vo&ucirc;te c&eacute;leste japonaise en l&rsquo;espace de quelques ann&eacute;es lumi&egrave;res seulement.</p>
<p>D&eacute;but 2005 Daisuke Endo mixe dans les clubs branch&eacute;s de Roppongi et commence &agrave; faire parler de lui dans le &laquo;&nbsp;milieu&nbsp;&raquo;. En 2006 il sort son premier CD-R autoproduit et attire l&rsquo;attention d&rsquo;une public un peu plus large. Un producteur au nez fin, Kazunao Nagata, lui propose de sortir son premier album &laquo;&nbsp;Tide of Stars&nbsp;&raquo; sur le label ExT Recordings en 2007. C&rsquo;est un carton absolu. 30.000 exemplaires sont &eacute;coul&eacute;s en quelques mois et m&ecirc;me les loueurs de CD grand public passent des commandes ph&eacute;nom&eacute;nales. La major du disque Avex reconna&icirc;t imm&eacute;diatement la valeur de l&rsquo;artiste et lui propose un contrat sur mesure. Au printemps 2008, De De Mouse fait son &laquo;&nbsp;major debut&nbsp;&raquo; en grandes pompes et sort son deuxi&egrave;me album &laquo;&nbsp;Sunset Girls&nbsp;&raquo; sur le label Avex Trax, aux c&ocirc;t&eacute; du trio 8-bit YMCK.</p>
<p>Ses premiers amours se situent autour des labels anglais comme Rephlex ou Planet Mu, et la musique que mixe De De Mouse &agrave; ses d&eacute;buts est l&eacute;g&egrave;rement plus &laquo;&nbsp;hard&nbsp;&raquo;. Vers l&rsquo;&acirc;ge de 24 ans, ses influences s&rsquo;&eacute;largissent, Daisuke Endo red&eacute;couvre Joni Mitchell, Suzanne Vega et My Bloody Valentine. Il commence alors &agrave; incorporer des &eacute;l&eacute;ments plus m&eacute;lodiques &agrave; ses compositions. Son dispositif &laquo;&nbsp;live&nbsp;&raquo; s&rsquo;&eacute;largit &eacute;galement alors qu&rsquo;il int&egrave;gre des claviers comme pour signifier clairement au public qu&rsquo;il n&rsquo;est pas DJ, mais un r&eacute;el auteur interpr&egrave;te.</p>
<p>M&ecirc;me si sa musique s&rsquo;assagit avec le temps De De Mouse garde dans son attitude sc&eacute;nique une agressivit&eacute; transcendante. Il apostrophe son public sans d&eacute;licatesse comme pour l&rsquo;attirer au plus profond de sa musique. Les projections vid&eacute;os qui accompagnent ses concerts sont le r&eacute;sultat de collaborations avec des artistes comme Tenshi Iwai (DASI), qui r&eacute;alise notamment le vid&eacute;oclip du titre phare East End Girl. Ce r&eacute;cent d&eacute;veloppement visuel laisse sugg&eacute;rer qu&rsquo;il reste encore &agrave; Daisuke Endo tout un univers &agrave; explorer.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
                </item>
                
                

		
             <item>
             
                <title><![CDATA[Chimidoro]]></title>
                
                <link><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/559_chimidoro]]></link>
                
                <comments><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/billet/559_chimidoro#comments]]></comments>
                
                <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:01:00 +0200</pubDate>
                
                <dc:creator><![CDATA[Franck Stofer]]></dc:creator>

                <guid isPermaLink="true"><![CDATA[http://fr.jaapan.com/blog/index/billet/559_chimidoro]]></guid>
                
                                
                <content:encoded><![CDATA[<p>Artistes phares du label Tokyo Fun Party organisateur des f&ecirc;tes les plus pris&eacute;es de la capitale, les Chimidoro secouent les normes &eacute;lectroniques. Formation atypique compos&eacute;e d'un DJ, d'un bassiste et de 2 MC, les Chimidoro sont d&rsquo;une efficacit&eacute; implacable. Leur point de d&eacute;part&nbsp; musical c&rsquo;est DJ Funk et la Ghetto House, ce courant &eacute;lectronique originaire de Chicago, m&eacute;lange radical de musique techno et de hip-hop. Mais avec une approche dilettante et un humour potache ils transforment cette Ghetto House en &eacute;lectro rap de second degr&eacute;, fi&eacute;vreux et communicatif.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Chimidoro&nbsp;&raquo; veut dire &laquo;&nbsp;ensanglant&eacute;&nbsp;&raquo;.&nbsp; C&rsquo;&eacute;tait le nom d&rsquo;une bande de motards&nbsp; qui apparaissait dans une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e japonaise dans les ann&eacute;es 1970-1980, &laquo;&nbsp;Kinpachi Sensei&nbsp;&raquo; (Professeur Kinpachi). &Agrave; cette &eacute;poque 3 jeunes lyc&eacute;ens, Nao Suzuki, Kusumoto et Miyama regardent cette s&eacute;rie et d&eacute;cident qu&rsquo;eux aussi un jour, ils monteront leur propre gang qui s&rsquo;appellera &laquo;&nbsp;Chimidoro&nbsp;&raquo;. Les ann&eacute;es passent... &Agrave; la fac, Nao Suzuki est fascin&eacute; par la sc&egrave;ne techno/house de Chicago et de Detroit (Underground Resistance). Il ach&egrave;te son premier sampler et commence &agrave; bricoler ses compositions &eacute;lectroniques.</p>
<p>Nao Suzuki fait &eacute;couter DJ Funk &agrave; ses copains Kusumoto et Miyama, ces deux derniers accrochent. La gouaille de Kusumoto et le bagout de Miyama collent &agrave; merveille aux rythmiques &eacute;lectroniques propuls&eacute;es par Nao. Ils d&eacute;cident finalement de monter un groupe plut&ocirc;t qu&rsquo;une bande de motards mais gardent le nom Chimidoro. Par mim&eacute;tisme ils vont au plus proche de cette musique Ghetto House, mais ne comprenant pas l&rsquo;anglais Kusumoto et Miyama s&rsquo;ing&eacute;nient alors &agrave; trouver des &eacute;quivalents japonais aux sonorit&eacute;s anglophones. Quelques concerts plus tard, Ichinomiya (guitare basse) rejoint Chimidoro.</p>
<p>En 2007 le groupe existe d&eacute;j&agrave; depuis plus de 10 ans quand ils sortent leur premier album&nbsp;&laquo;&nbsp;Minna no Uta&nbsp;&raquo; sur Tokyo Fun Party. Les Chimidoro sont devenus adultes et ils ont tous du boulot : ils construisent des b&acirc;timents ou des syst&egrave;mes r&eacute;seaux informatiques, con&ccedil;oivent des moteurs de recherche pour Internet ou dessinent pour la pub. La r&eacute;putation de Chimidoro va grandissante mais ils gardent la t&ecirc;te froide. Le groupe est &agrave; la fois un pr&eacute;texte pour se r&eacute;unir entre copains et une sorte d&rsquo;exutoire pour se lib&eacute;rer des frustrations du quotidien. Les Chimidoro ne se prennent pas vraiment au s&eacute;rieux et ne cherchent pas non plus&nbsp;l&rsquo;originalit&eacute; &agrave; tout prix, mais leur electronica claquante et enjou&eacute;e leur donne cette fra&icirc;cheur incomparable qu&rsquo;ils savent transmettre puissamment sur sc&egrave;ne.</p>
<p>Texte&nbsp;: Franck Stofer (2008)</p>
<p>Photo&nbsp;: Eric Bossick (2008)</p>]]></content:encoded>
                
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